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Ruaudin. La commune peut « piocher » dans ses réserves... |
En préambule du conseil municipal de Ruaudin mardi 17 juin, Paul Rigaud, conseiller aux décideurs locaux rattaché à la direction départementale des finances publiques (DDFIP), est intervenu pour présenter son analyse financière rétrospective de la commune et les prospectives des investissements en cours et à venir. Depuis plusieurs mois, des travaux sont menés pour aboutir à cet état des lieux en sortie de l’exercice 2024.  Il n’y a pas de jugement sur la gestion de la communeÂ
, rassurait-il.
La section fonctionnement présente une augmentation des charges de personnel de 41,56 % (1 871 017 € en 2024 contre 1 321 667 € en 2023).  En 2024, la commune a repris en interne des activités qui ont créé des emplois, donc des chargesÂ
, est-il expliqué,  Cette augmentation est à relativiser en tenant compte de compensations, de remboursements et de l’augmentation des produits liés à des nouveaux services qui s’élèvent à environ 183 000 € : crèche municipale, le contrat avec la CAF, la mutualisation des services avec la commune de Mulsanne, la gestion du crématorium, ce qui ramène l’augmentation à 24 %.Â
 Une vigilance est à porter sur les charges de personnel. Elles peuvent limiter les marches de manÅ“uvreÂ
, souligne Paul Rigaud. À noter que la capacité d’autofinancement brute est de 774 119 €, soit 244 065 € de plus qu’en 2023.
Emprunter ou pas emprunter ?
Si les dépenses d’investissement sont en hausse de 35 %, les recettes sont en hausse de 30,8 %. « Sur la période d’un mandat, elles fonctionnent par cycle. En effet, Une fois les projets définis, il est engagé des dépenses », rassure Paul Rigaud. Le fonds de roulement est de 4 530 326 €, soit 580 jours de couverture de charges de fonctionnement. Une situation confortable. Il conclut : « À la lecture de ces données, la commune peut assurer ses projets d’investissement sans avoir recours à l’emprunt. Elle peut piocher dans sa trésorerie propre. »
Recourir ou pas à un emprunt était un point soulevé, une condition sine qua non pour l’obtention de subventions. « Si on ne fait pas d’emprunt, on n’a pas d’aides », souligne Carole Heulot maire. « Il est estimé alors qu’on n’a pas besoin d’argent. C’est le serpent qui se mord la queue », résumait Christian Vernet, adjoint aux finances.
« C’est une réflexion à mener », déclarait l’édile.