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Résultats municipales 2026 à Toulouse : Jean-Luc Moudenc en tête du premier tour devant une gauche solide... |
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Le candidat Jean-Luc Moudenc, maire sortant de Toulouse lors d’un rassemblement de campagne à Toulouse, le 12 mars 2026. © PAT BATARD / Hans Lucas via AFP
Trois listes qualifiées pour le second tour, avant le jeu des potentielles alliances. Découvrez les résultats du premier tour des élections municipales 2026 à Toulouse, en Haute-Garonne.
À Toulouse, la bataille pour le Capitole s’annonçait ouverte. Le maire sortant Jean-Luc Moudenc (divers droite) arrive largement en tête du premier tour avec 37,8 % des suffrages exprimés, selon les premières estimations d’Ipsos bva CESI Ecole d’ingénieurs pour France Télévisions, Radio France et Public Sénat/LCP-AN. Il devance la liste du socialiste François Briançon (25,4 %), ainsi que celle du député insoumis François Piquemal, crédité ex aequo (25,4 %). Tous deux rassemblent ainsi la moitié des voix, faisant craindre une alliance au second tour pour la droite.
Le RN reste derrière
Le Rassemblement national (RN), emmené par le député européen Julien Leonardelli, visait le seuil symbolique des 10 %, synonyme de second tour. Avec 6,4 % des voix selon les premières estimations, le candidat d’extrême droite a fait mieux qu’en 2020 (4,31 %), mais encore à quelques points de la barre des 10 % nécessaires pour se maintenir au second tour.
Derrière, suivent le collectif citoyen Nouvel Air (1,4 %), la liste Reconquête (1,3 %), la liste Révolution Permanent (0,9 %), celle de Lutte ouvrière (0,9 %), du NPA Révolutionnaires (0,3 %) ainsi que celle du Parti des travailleurs (0,2 %).
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Quelles alliances au second tour ?
Présenté comme un favori, Jean-Luc Moudenc, qui brigue un troisième mandat consécutif, tire profit d’une gauche divisée sur la ligne de départ. Avec deux listes de la gauche traditionnelle, trois listes d’extrême gauche et celle de Nouvel Air, un collectif citoyen, les voix des électeurs se sont éparpillées.
La donne pourrait changer au second tour en cas d’union. Si elle veut l’emporter, la gauche devra s’allier pour espérer faire basculer l’élection. Elle n’a plus dirigé la ville depuis le mandat du socialiste Pierre Cohen (2008-2014). C’est la dernière et unique fois qu’un maire de gauche avait pu s’installer au Capitole depuis 1971.