|
Résultats municipales 2026 à Nîmes : le candidat RN Julien Sanchez en tête avec 163 voix d’avance sur la gauche... |
1
Julien Sanchez, candidat du Rassemblement national (RN) à la mairie de Nîmes, s’adresse à la foule lors d’un meeting électoral, à l’approche des élections municipales. © Sylvain Thomas / AFP
Le candidat du rassemblement national Julien Sanchez devance d’une courte tête (163 voix) le candidat d’union de la gauche Vincent Bouget ce dimanche soir selon les résultats définitifs du premier tour des élections municipales. L’ancienne cité romaine est l’une des dernières grandes villes encore dirigée par Les Républicains.
Le candidat du Rassemblement national (RN) Julien Sanchez (30,39 %) devance de 163 voix le candidat d’union de la gauche (PCF/PS/Écologistes) Vincent Bouget (30,05 %), d’après les résultats définitifs du premier tour des élections municipales ce dimanche 15 mars 2026 à Nîmes.
Suivez notre direct consacré aux élections municipales ce dimanche 15 mars 2026
La dernière grande ville dirigée par Les Républicains
La droite partait divisée dans l’une des dernières grandes villes dirigées par Les Républicains (LR), alors que Jean-Paul Fournier, maire depuis 2001, ne se représentait pas dans l’ancienne cité romaine de 150 000 habitants.
Le candidat soutenu par Bruno Retailleau, le premier adjoint au maire Franck Proust, est distancé à 19,55 %. Il devance toutefois l’ex-premier adjoint LR entré en dissidence Julien Plantier, qui obtient 15,55 % des voix. Depuis des mois, une solution de continuité semblait compromise par cette lutte fratricide entre deux candidats de droite qui n’ont pas réussi à se réconcilier avant le premier tour.
Julien Plantier a lancé dimanche soir un appel au « rassemblement et à l’union avec la liste conduite par Franck Proust ». « Ensemble, nous gagnerons et éviterons de laisser la ville aux mains de la gauche radicale ou de Julien Sanchez, qui n’a de Nîmois que son slogan », a affirmé l’ex-LR dans un communiqué.
L’ancien maire appelle à l’union entre les deux candidats de droite
« Du dialogue entre Messieurs Proust et Plantier doit naître une liste d’union pour le bien de Nîmes », a pour sa part affirmé dans un communiqué le maire sortant, Jean-Paul Fournier. Le scrutin de dimanche n’a donc pas réussi à départager les deux challengers, à gauche comme à l’extrême droite.
« Ce soir, les résultats donneront une quasi égalité entre notre liste et celle de l’extrême droite. Mais on va garder la tête haute », a déclaré devant ses partisans Vincent Bouget, professeur d’histoire-géographie de 46 ans et conseiller municipal PCF d’opposition.
Il a appelé à la mobilisation pour réitérer le scénario de 1995, lorsqu’une droite fractionnée avait été battue par le communiste Alain Clary, sans citer explicitement les électeurs du candidat LFI Pascal Dupretz, quant à lui éliminé avec 4,46 % des voix.
Les candidats de gauche comme de droite auront fort à faire face au candidat du Rassemblement national, qui a misé sur son vice-président et ancien maire de Beaucaire (Gard) Julien Sanchez, 42 ans, pour lui apporter un trophée très convoité.