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Réserviste, un vivier pas sous-estimé au 2e RIMa... |
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Le sergent Benoît, réserviste depuis plus de cinq ans au 2e RIMa participe à cet exercice avec des militaires de carrière. © Ouest-France
300 réservistes occupent les rangs du 2e régiment d’infanterie de marine (RIMa) tout au long de l’année. Venus de près ou de loin, ces femmes et ces hommes donnent de leur temps pour se former au côté de l’armée, comme dans cet exercice de grande envergure à Bonnétable (Sarthe).
La première réussite de l’exercice militaire est d’avoir mêlé marsouins actifs et réservistes dans une même mission. Le colonel Pierre de Lassus Saint-Geniès voit dans cette opération un moyen « pour les faire monter en gamme et pour les faire participer à des grosses manœuvres dont ils n’ont pas l’habitude ».
Les réservistes constituent un vivier important puisqu’ils sont 300, rien que dans les rangs du 2e RIMa. La lieutenante Marcellesi explique que ce régiment historique « attire beaucoup de monde de différentes régions ». Les réservistes sont importants selon elle : « Ils ont des profils variés, ils sont intérimaires, médecins, étudiants. »
« Servir aussi le drapeau »
Le sergent Benoît est l’un d’entre eux. Il a rejoint la 2e RIMa depuis plus de cinq ans. « Je voulais gagner de l’argent à côté de mes études et servir aussi le drapeau », souligne le réserviste. Il étudie les sciences politiques et l’histoire militaire.
En parallèle, il réalise entre 80 et 120 jours de garde par an : « On apprend le combat, on a des missions de garde au régiment pour soulager les militaires actifs et des missions plus opérationnelles comme l’opération Sentinelle. »
Cet exercice est l’occasion de changer son quotidien avec des escortes de convois et de la reconnaissance : « On n’est pas habitué à travailler avec des hélicoptères et on apprend énormément avec des militaires actifs », détaille le jeune homme.
« Se faire connaître et recruter »
Cette opération confirme son envie d’aller plus loin avec l’armée. Il va s’engager à la rentrée prochaine à l’école militaire de Saint-Cyr en tant qu’officier sous contrat. Il a demandé à passer dans le même temps de l’infanterie à l’artillerie.
Cet exemple de réserviste confirme la vision du colonel Pierre de Lassus Saint-Geniès sur l’apport indéniable des réservistes dans le développement de l’armée : « Un des aspects de la réserve, maintenant qu’on est professionnel, c’est de se faire connaître et de recruter. »