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REPORTAGE. Agente immobilière, Sandrine Goutte crée du lien entre acheteurs et vendeurs... |
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« Mon métier compte une grande dimension sociale, les évènements qui amènent à vendre une maison ne sont pas toujours heureux. Il faut s’adapter et être attentif en toutes circonstances », explique Sandrine Goutte. © Franck Dubray / Ouest France
Chaque samedi, Ouest-France présente un métier. Ce 1er octobre 2022, c’est Sandrine Goutte, qui guide la visite dans une maison de Sablé-sur-Sarthe (Sarthe). Achat, vente, location… L’agente immobilière accompagne ses clients dans leurs projets. « Un métier de relationnel », assure-t-elle. Pas question pour Sandrine de « vendre un bien à tout prix », son objectif est de guider au mieux, « pour fidéliser ».
Sandrine Goutte ne compte pas ses heures. Du lundi au samedi, cette agente immobilière s’installe derrière son ordinateur vers 8 h, « pour lire ses courriels », mais elle ne sait jamais quand elle refermera la porte de son agence À l’ombre d’un toit, à Sablé-sur-Sarthe (Sarthe).
Dans son métier, difficile d’anticiper. « C’est ce qui en fait la richesse », assure-t-elle.
Son téléphone sonne. Au bout du fil, un client intéressé par un immeuble voisin. La professionnelle lui propose une visite quelques jours plus tard, en soirée.
Au contact d’autres professions
Sandrine Goutte, 45 ans, « accompagne ses clients dans leurs projets » : achat, location, vente. Certains la contactent parce qu’ils ont repéré un bien dans sa vitrine, sur son site internet ou les réseaux sociaux. Sandrine les reçoit, les accompagne, les conseille dans leurs recherches de financement par exemple, les conduit en visite et s’occupe de la paperasse. Il y en a beaucoup !
Lorsqu’un propriétaire souhaite mettre en vente un bien, l’agent immobilier se charge notamment de faire une estimation pour en fixer le prix. Il prend en compte la typologie, l’emplacement, mais aussi le marché du secteur. Celui de Sandrine s’étend autour de Sablé et de La Flèche.
En signant un mandat, une sorte de contrat, régi par la loi Hoguet, le client confie la transaction à l’agent. Là, Sandrine convoque si besoin des diagnostiqueurs pour vérifier la solidité d’un bâti, la présence de plomb ou d’amiante, pour encourager des travaux de rénovation énergétique…
« Je dois avoir toutes ces données avant d’afficher une vente », précise celle qui soumet ensuite les éventuelles offres d’achat au propriétaire.
Un dossier étoffé
Si l’une est acceptée, elle établit le compromis qui scelle la vente. Un document qui étoffe davantage le dossier que l’agente transmet ensuite au notaire.
Pour les locations, la mécanique est la même. Elle peut gérer les baux, états des lieux et contrats pour le compte d’un propriétaire auquel elle reverse alors chaque mois les loyers. En cas d’impayés, elle joue aussi l’intermédiaire, et peut « engager la caution ou solliciter un huissier ».
Opération « boîtage »
Quand elle n’est pas en visite et que le rédactionnel peut attendre, Sandrine part « boîter » : « Je glisse des flyers dans les boîtes aux lettres. » Car le marché est « tendu ». L’offre manque face à la demande.
C’est ainsi une occasion d’entrer en contact avec de potentiels clients. « C’est un métier de relationnel, de confiance », insiste celle qui s’est orientée vers l’immobilier après avoir travaillé quinze ans pour un laboratoire pharmaceutique.
Aujourd’hui, Sandrine est titulaire d’une carte professionnelle qu’elle doit renouveler tous les trois ans, après avoir justifié d’au moins 42 heures de formation.
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