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Quand on est jeune, on s’intéresse aussi à la politique mais autrement…... |
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Noé Geray cherche à comprendre son environnement de façon à mieux connaître ses dysfonctionnements. © Le Maine Libre
Noé Geray, 23 ans, participe régulièrement aux réunions qui concernent la vie de sa ville, Coulaines (Sarthe).
« Le Maine Libre » : Peu de jeunes de votre âge viennent à ce type de réunion. Pourquoi faites-vous ce choix ?
Noé Geray : « Comme beaucoup de jeunes de ma génération, c’est via internet que je me suis éveillé aux questions d’urbanisme et plus largement à la politique… Je suis livreur à La Poste et je connais bien Le Mans métropole. La question de l’aménagement urbain est au cœur de mon activité professionnelle. De plus, je suis sur le point de rejoindre la Setram en tant que chauffeur de bus. »
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Qu’est-ce qui motive cet intérêt ?
« Je cherche à comprendre mon environnement de façon à mieux connaître ses dysfonctionnements. Mon objectif est de réfléchir à ce qui permettrait de l’améliorer. Je trouve par exemple que le projet des chronolignes est une excellente solution pour partager l’espace urbain entre les différents usagers de la route. A contrario, l’agglomération mancelle gagnerait selon moi à s’équiper d’un système de location de vélos en libre-service type « vélib » en plus de celui qui est proposé actuellement par la Setram. »
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On vous sent passionné…
« Il est vrai que je vis cet engagement avec passion. Les valeurs que je défends concernent tout le monde et vont au-delà des clivages politiques. Je suis un fou d’automobile. J’ai une voiture de collection, qui sera d’ailleurs exposée ce week-end à Le Mans Classic, et une voiture de tous les jours que j’ai conduite à travers 15 pays européens. Lors de l’un de mes voyages, j’ai découvert la ville belge de Louvin-la-Neuve. Là -bas, l’aménagement urbain est étonnant. Ils ont construit beaucoup de souterrains pour la circulation des véhicules motorisés et la partie aérienne de la ville est quasi totalement réservée aux piétons et aux cyclistes… Voilà pour moi un modèle à suivre. Je suis convaincu qu’il est possible de profiter de la voiture en l’intégrant autrement dans la ville. »