Accueil Info En France et dans le Monde Prises, canapé, briques… Comment des détails sur des photos du dark web ont permis de sauver une enfant de 12 ans

Prises, canapé, briques… Comment des détails sur des photos du dark web ont permis de sauver une enfant de 12 ans

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photo  pour retrouver une adolescente victime d’abus sexuels dont des photos étaient diffusées sur le dark web, un enquêteur américain a observé tous les détails qui l’entouraient, dont un pan de mur en briques. photo d’illustration  ©  textura 1

Pour retrouver une adolescente victime d’abus sexuels dont des photos étaient diffusées sur le dark web, un enquêteur américain a observé tous les détails qui l’entouraient, dont un pan de mur en briques. Photo d’illustration © TEXTURA

Un agent du département américain de la Sécurité intérieure s’est confié auprès de la « BBC » sur une enquête qui a permis de sauver une adolescente de 12 ans, victime d’abus sexuels durant de longues années. L’homme et son équipe, spécialisée dans le dark web, sont parvenus à la localiser après une longue enquête, en scrutant les moindres détails des photos où elle apparaissait.

Greg Squire, un enquêteur du département américain de la Sécurité intérieure, a permis de sauver la vie d’une adolescente de 12 ans, victime d’abus sexuels dont les images étaient diffusées sur le dark web. Comme le raconte la BBC ce lundi 16 février 2026, l’homme et ses collègues sont parvenus à la localiser après de longues et minutieuses investigations.

L’équipe de Greg Squire surveille en permanence les forums de discussion du dark web afin de repérer tout indice permettant d’identifier et de localiser les enfants maltraités. Baptisée « Lucy » par les enquêteurs, l’enfant apparaissait sur de nombreuses photos où elle était agressée dans une chambre. Mais il était alors impossible de la localiser avec précision. Les enquêteurs ont toutefois réussi à déterminer qu’elle se trouvait en Amérique du Nord, grâce au type de prise électrique visible sur les clichés.

L’aide d’un expert en briques

Ils ont ensuite contacté Facebook pour tenter d’identifier la victime en lui demandant de passer au crible les photos de famille téléchargées sur le site. Ce que la plateforme a refusé de faire, expliquant ne pas avoir les outils nécessaires pour les aider. Dans l’impasse, les agents ont alors analysé tous les éléments visibles sur les photos de Lucy : couvre-lit, vêtements, peluches… Ils ont ainsi découvert que l’un des canapés n’était vendu que dans une zone précise des États-Unis, auprès d’environ 40 000 clients.

« À ce stade de l’enquête, nous examinions [toujours] 29 États ici aux États-Unis. Je veux dire, cela représente des dizaines de milliers d’adresses, et c’est une tâche très, très ardue », explique Greg Squire. En cherchant d’autres indices sur les images, l’équipe a été interpellée par un mur de briques, qui l’a ensuite menée vers la société qui les conçoit. Cette dernière a alors proposé son aide, en partageant la photo à des experts en briques de tout le pays. Un homme, qui travaillait dans le secteur depuis 1981, s’est alors manifesté.

Une quarantaine de suspects

« Quand je l’ai vue, j’ai tout de suite su de quelle brique il s’agissait », a-t-il expliqué. L’homme avait vendu des millions de briques similaires, fabriquées par son entreprise entre 1960 et 1980. « Il m’a dit : “les briques sont lourdes et les briques lourdes ne vont donc pas très loin” », s’est souvenu Greg Squire. Ce détail a permis de réduire la liste de clients potentiels à environ une quarantaine de personnes, à savoir celles vivant dans un rayon de 160 km autour de l’entreprise de l’expert, dans le sud-ouest des États-Unis.

En analysant leurs photos sur les réseaux sociaux, les enquêteurs sont finalement tombés sur une photo de « Lucy », accompagnée d’une femme. Cette dernière leur a ensuite permis de remonter aux personnes avec lesquelles elle avait vécu, réduisant encore davantage le champ des possibilités. Pour autant, les agents ne souhaitaient pas faire de porte à porte, au risque d’alerter l’agresseur. Ils ont alors sollicité l’expert une nouvelle fois, lui demandant d’examiner les maisons ciblées pour savoir si elles avaient été construites à une époque où la fameuse brique était en vente.

L’agresseur condamné à 70 ans de prison

De fil en aiguille, les recherches se sont concentrées sur une seule habitation. Les enquêteurs se sont notamment rendu compte que le petit ami de la mère de Lucy était un délinquant sexuel déjà condamné. Il n’a fallu que quelques heures pour l’interpeller. L’homme avait commis des viols sur l’enfant pendant six ans et a été condamné à plus de 70 ans de prison.

Aujourd’hui adulte, la victime a raconté qu’elle priait pour que quelqu’un lui vienne un jour en aide. « Sans vouloir tomber dans le cliché, cette prière a été exaucée », a déclaré la jeune femme, qui a pu rencontrer son bienfaiteur, Greg Squire, à l’été 2025.

 
Ouest-France  

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