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Présidentielle 2027. Une primaire ou Bruno Retailleau : comment Les Républicains comptent désigner leur candidat... |
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Bruno Retailleau (ici le 13 février 2026, en Vendée) devra-t-il passer par une primaire interne à LR pour être candidat à la présidentielle 2027 ? © Franck Dubray / Ouest-France
Les adhérents du parti LR devraient choisir, le mois prochain, le mode de désignation de leur candidat à l’élection présidentielle. La décision a été prise en l’absence de deux ténors du parti, Xavier Bertrand et Laurent Wauquiez, alors que David Lisnard a choisi de claquer la porte.
Le communiqué est tombé peu avant 21 h, mardi 24 mars 2026, au surlendemain du second tour des municipales et à l’issue d’un bureau politique boudé par Xavier Bertrand et Laurent Wauquiez. Les adhérents du parti Les Républicains détermineront en avril 2026 s’ils désignent directement leur patron Bruno Retailleau comme candidat à la présidentielle ou s’ils préfèrent passer par une primaire fermée ou semi-ouverte.
« On s’est mis d’accord, pas à l’unanimité, mais avec un consensus très large », a déclaré à la presse Bruno Retailleau à l’issue d’un bureau politique qui a fait son choix en se basant sur les conclusions du groupe de travail qui s’est réuni ces derniers mois sous la houlette du président du Sénat Gérard Larcher pour déterminer les modalités de la désignation du candidat LR à la présidentielle. Le communiqué de LR évoque une « quasi-unanimité ».
Trois options
Les adhérents, qui étaient plus de 120 000 il y a un an, disposeront de trois options lorsqu’ils seront consultés en avril à une date qui n’a pas encore été fixée, ont indiqué des sources du parti.
« La première serait une primaire interne où les adhérents détermineraient celui qui porterait nos couleurs à la présidentielle et la deuxième serait une primaire un peu plus ouverte à des sympathisants », a précisé le sénateur vendéen.
La troisième et dernière option consiste à désigner directement comme candidat le président du parti Bruno Retailleau, qui s’est lancé dans la course à l’Élysée début février sans attendre les conclusions du groupe de travail.
David Lisnard claque la porte de LR
Le bureau politique s’est réuni en l’absence de deux présidentiables potentiels de LR : le président des Hauts-de-France Xavier Bertrand, qui refuse toute primaire, et le patron des députés Laurent Wauquiez qui en défend une dont le périmètre irait du macroniste Gérald Darmanin à Sarah Knafo, du parti d’extrême droite Reconquête.
Présent à la réunion, le maire de Cannes David Lisnard, qui défend lui aussi une primaire ouverte, a exprimé son mécontentement à la sortie de la réunion.
« Je ne suis pas d’accord avec ce qui est proposé », a affirmé le maire de Cannes qui craint que LR, dont il est l’un des vice-présidents, « ne disparaisse face aux nouvelles réalités du XXIe siècle […] en croyant qu’il est encore en première division et peut imposer un candidat qui sera présent au second tour ».
Ce mercredi matin, sur BFMTV/RMC, David Lisnard a dénoncé un choix « truqué » et annoncé son départ du parti. Réélu largement maire de Cannes et président de l’Association des maires de France, David Lisnard, lui-même candidat potentiel à la présidentielle, défend pour sa part « une grande primaire ouverte » à toute la droite, avec une éventuelle participation d’Éric Zemmour ou de Nicolas Dupont-Aignan.