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Pourquoi la qualité de l’air a-t-elle été moins bonne en 2025 qu’en 2024 en Pays de la Loire ?... |
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La chaleur favorise la production d’ozone. © Archives Ouest France
C’est directement lié à la météo. En 2024, les pluies, très fréquentes, ont plaqué au sol les polluants. En 2025, les conditions, plus souvent anticycloniques, ont été moins favorables à la qualité de l’air. On fait le point à l’occasion de la journée nationale de la qualité de l’air, mardi 14 octobre.
Le beau temps, c’est bon pour le moral, un peu moins pour la qualité de l’air… C’est la conclusion qu’on peut tirer des mesures effectuées par Air Pays de la Loire sur les neuf premiers mois de 2025, si on les compare à la même période en 2024.
Dans le détail, il y a eu davantage des jours où l’indice de qualité de l’air était dégradé ou mauvais et un seul jour où il était bon en 2025, contre cinq en 2024. Comment expliquer ce phénomène ? « C’est largement lié à la météo , explique Justine Ledoux, chargée de communication pour Air Pays de la Loire. En 2024, les pluies, très fréquentes, ont plaqué les polluants au sol. En 2025, il a fait beau bien plus souvent. En hiver, les conditions anticycloniques, sans vent, créent un effet couvercle sous lequel les particules s’accumulent. En plus, le froid nous pousse à chauffer davantage et à prendre plus la voiture… L’été, la chaleur est favorable au développement de l’ozone, qui dégrade la qualité de l’air. »
Des cas d’asthme qui pourraient être évités
Si on regarde dans le temps long, comment a évolué la qualité de l’air dans la région ? C’est la question que s’est posée Air Pays de la Loire en reprenant ses mesures sur quinze à vingt-cinq ans. Conclusion : certains polluants diminuent nettement. C’est le cas du benzène, dont la présence dans l’air a été divisée par trois en quatorze ans. « Il est émis par le chauffage au bois et le trafic routier. Et c’est surtout le benzène lié aux voitures qui diminue : on voit là un impact direct des politiques publiques qui limitent la place de la voiture et des évolutions technologiques sur les véhicules, qui deviennent moins polluants, grâce, notamment, à la flotte électrique. »
Dans la même logique, le dioxyde d’azote, marqueur du trafic routier, a été divisé par 2,2 depuis 2000. Pas de grosse évolution, en revanche, du côté des particules fines, largement liées (à 68 %) au chauffage au bois individuel.
D’après Air Pays de la Loire, elles sont responsables, chaque année, de 1 400 cas d’asthme chez les enfants, qui pourraient être évités si les recommandations de l’OMS (Organisation mondiale de la santé) étaient suivies. Les seuils autorisés par l’Europe et la France sont supérieurs à ces recommandations.