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Pollution de l’eau au robinet : deux associations sarthoises saisissent le tribunal administratif... |
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L’association Comité citoyen et l’antenne sarthoise de France nature environnement ont formé un recours contentieux à l’encontre du ministère de la Santé, auprès du tribunal administratif de Nantes. © Archives Ouest-France
L’association Comité citoyen et l’antenne sarthoise de France nature environnement ont formé un recours contentieux à l’encontre du ministère de la Santé, auprès du tribunal administratif de Nantes. Elles réclament plus de transparence de la part des Agences régionales de santé (ARS), autour de la pollution de l’eau au chlorure de vinyle de monomère.
L’association Comité citoyen (ACA) et l’antenne sarthoise de France nature environnement (FNE) continuent d’alerter autour de la pollution de l’eau du robinet par le chlorure de vinyle monomère (CVM). Le lundi 27 octobre 2025, elles déposeront « un recours contentieux afin que le tribunal administratif de Nantes exige du Ministère de la santé et donc de chaque Agence régionale de santé (ARS) d’agir dans le respect du Code de la santé publique », indique un communiqué cosigné.
Des données manquantes
« Pour l’information du public et des ARS (expertes sanitaires auprès des préfets), il faut connaître les inventaires patrimoniaux et les plans des réseaux pour identifier les secteurs à risque ; connaître tous les résultats d’analyses regroupées par point de prélèvement ; être certain de l’efficacité des purges, moyen qui permet rapidement d’éliminer tout risque sanitaire », plaident les deux associations.
Or, pour l’heure selon les deux collectifs, « seule l’ARS du Maine-et-Loire a publié dès 2018 l’ensemble de ces données lors de journées d’étude coorganisées par l’École des hautes études en santé publique (EHESP) ». Depuis 2012, la pollution au CVM est l’objet d’une campagne nationale « visant à supprimer tout risque sanitaire lié à cette substance cancérogène et mutagène ».