Maville.com  par  Ouest-France
Info

PMA. Des députés LR lancent la contre-attaque en commission

...
photo des députés les républicains sont montés au créneau la nuit dernier en commission pour dire non aux dernières orientations du gouvernement concernant la pma. © thomas bregardis / ouest-france

Des députés Les Républicains sont montés au créneau la nuit dernier en commission pour dire non aux dernières orientations du gouvernement concernant la PMA.© THOMAS BREGARDIS / Ouest-France

Avant même d’entamer les travaux sur les articles du projet de loi sur la bioéthique en fin d’après-midi, en présence des ministres Agnès Buzyn (Santé), Nicole Belloubet (Justice) et Frédérique Vidal (Recherche), des élus LR ont protesté sur la méthode de la commission spéciale.

Hommes « évincés », méconnaissance de « l’intérêt de l’enfant » ou encore « effet domino » inéluctable vers la « légalisation de la GPA » : des députés LR sont montés au créneau d’emblée contre l’ouverture de la PMA à toutes les femmes mardi en commission.

Ces députés Les Républicains ont contesté l’application du nouveau règlement de l’Assemblée voté au printemps limitant les prises de parole sur des amendements identiques : la présidente de la commission Agnès Firmin Le Bodo (UDI et indépendants) avait annoncé cinq orateurs pour leurs 11 amendements visant à supprimer l’article premier qui comprend la mesure phare de l’élargissement de la procréation médicalement assistée (PMA).

La légalisation de la GPA

Comme d’autres LR, Xavier Breton y a vu « un très mauvais signal » à l’ouverture des travaux, quelques élus d’autres formations apportant leur appui, tel Alexis Corbière (LFI) dénonçant un risque d'« entacher » le texte.Après une brève suspension de séance, les élus de droite ont défendu - dans une atmosphère relativement policée qui s’est poursuivie tout au long de la soirée - leurs amendements de suppression de l’article 1er.

Celui-ci « méconnaît à l’enfant la possibilité de jouir d’une filiation vraisemblable et le prive définitivement de père », s’est notamment inquiétée Annie Genevard, tandis que Xavier Breton y voyait « la porte ouverte à l’arbitraire »Cette évolution du droit « n’aboutira-t-elle pas inéluctablement vers la légalisation de la GPA (gestation pour autrui) ? », a renchéri Thibault Bazin, proposant « d’appliquer le principe de précaution » en supprimant l’article.

Extension de la PMA aux femmes seules

Dans les rangs de LR, seul Maxime Minot a fait part de son soutien « avec quelques collègues » à une « évolution progressiste des mentalités »D’autres élus ont défendu des amendements de suppression, dont l’ex- « marcheuse » Agnès Thill qui s’est demandée si la médecine doit « répondre à un désir sociétal » ou encore l’UDI et indépendants Pascal Brindeau.

Après le rejet de l’ensemble des amendements de suppression, les élus LR ont poursuivi tout au long de la soirée leurs tentatives pour modifier l’article phare du texte, mettant en avant un « rôle d’alerte »La question de l’extension de la PMA aux femmes seules a notamment longuement fait débat, côté LR, mais aussi au sein de la majorité, Marie Tamarelle-Verhaeghe (LREM) plaidant pour un « projet partagé entre deux personnes ». La ministre de la Santé, a elle, défendu « une belle mesure ».

Le cas des hommes transgenres a, lui, engendré des discussions parfois un peu confuses, mais des amendements LREM et de Matthieu Orphelin (ex-LREM) pour leur ouvrir la PMA ont été rejetés, le gouvernement arguant que c’est « l’identité à l’état civil » qui est prise en compte.

32 articles à débattre

À la suspension des travaux à 1 h du matin, seuls deux amendements notables émanant du groupe LREM avaient été adoptés, et l’examen du premier des 32 articles du texte, attendu le 24 septembre dans l’hémicycle, était loin d’être achevé.

Un amendement a supprimé, avec l’aval du gouvernement, le nouveau critère d’évaluation psychologique en amont d’une PMA. Les députés ont aussi précisé que l’accès à la PMA ne peut être discriminé en fonction « du statut matrimonial ou de l’orientation sexuelle »Au vu du rythme de ces premiers débats, Mme Firmin Le Bodo a estimé qu’il faudrait « 140 heures » pour achever le texte, soit « six jours non-stop »

 
Ouest-France  

  • merci d'indiquer un nom de film
    merci d'indiquer un titre'
    • Choisir un resto :
    merci d'indiquer un nom de restaurant

    merci de saisir l'adresse du restaurant
    merci de saisir la ville du restaurant

    • Choisir un bar :
    merci d'indiquer un nom de bar

    merci de saisir l'adresse du bar
    merci de saisir la ville du bar

    merci d'indiquer un titre à votre avis
  •  
  • merci d'indiquer un contenu à votre avis
    merci de saisir une note
    L'accueil / la qualité du service
    merci d'indiquer une note pour l'accueil

    L'ambiance / le décor

    merci d'indiquer une note pour l'ambiance

    Le rapport qualité / prix

    merci d'indiquer une note pour le prix
Newsletter maville

Abonnez-vous à la newsletter - Le Mans

Aujourd'hui sur maville

Exprimez-vous !

Faut-il accorder l%u2019asile politique à Edward Snowden ? 12
Réagir

L'info en continu

Quiz et jeux

Suivez-nous !

suivez-nous sur twitter !
Retour en haut