Accueil Info Info en continu Plus de lait collecté, mieux payé : comment Babybel va contribuer à améliorer le quotidien de ces éleveurs de l’Ouest

Plus de lait collecté, mieux payé : comment Babybel va contribuer à améliorer le quotidien de ces éleveurs de l’Ouest

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photo  de gauche à droite : sébastien heurbize, secrétaire de l’apbo (association des producteurs de lait bel de l’ouest), yoann lézé, président de l’apbo, anne-sophie carrier, directrice générale de bel france et simon bonnet, directeur des achats lait de bel.  ©  bel france. 2

De gauche à droite : Sébastien Heurbize, secrétaire de l’APBO (Association des producteurs de lait Bel de l’Ouest), Yoann Lézé, président de l’APBO, Anne-Sophie Carrier, directrice générale de Bel France et Simon Bonnet, directeur des achats lait de Bel. © Bel France.

Le groupe fromager Bel a annoncé, ce mardi 16 décembre 2025, une nouvelle valorisation du prix payé aux agriculteurs alimentant en lait ses usines. Les volumes collectés vont aussi être revus à la hausse en 2026, afin de répondre à la croissance des marques du groupe : Babybel, Kiri, Boursin…

Le groupe Bel (La Vache qui rit, Kiri, Boursin, Babybel…) et l’Association des producteurs de lait Bel de l’Ouest se sont accordés sur un prix du lait pour l’année 2026. Ce mardi 16 décembre 2025, les deux organisations ont indiqué que le prix moyen projeté qui sera payé aux éleveurs pour mille litres sera ainsi de 500 € (485 € en 2025), pour le bio de 570 € (550 €), incluant des primes.

L’une accompagne les fermes nourrissant les vaches avec une alimentation sans OGM et garantissant un accès aux pâturages, soit la totalité des exploitations, et une autre, lancée il y a six mois, récompense les agriculteurs engagés dans des efforts de décarbonation, soit presque tous les élevages travaillant avec Bel.

Un prix discuté avec les producteurs

Pour la neuvième année consécutive, ce prix, garanti sur l’année complète, a été discuté avec les représentants des 640 agriculteurs livrant les usines de Bel, notamment à Évron (Mayenne), Sablé-sur-Sarthe (Sarthe) ou Chef-du-Pont (Manche). Comme l’exige désormais la loi Egalim (dont l’adoption est ultérieure à la mise en place de ces accords annuels entre l’industriel et ses producteurs), il est construit en intégrant tout d’abord la question des coûts de production des éleveurs, originaires de six départements différents, parmi lesquels la Mayenne, le Maine-et-Loire, la Sarthe et l’Orne.

La partie de ces coûts relative aux heures de travail des éleveurs a, notamment, été revalorisée pour 2026. Une prime « conjoncturelle » a aussi été accordée pour aider ces derniers à faire face aux aléas climatiques et sanitaires, alors que la filière bovine fait face à la crise de la Dermatose nodulaire contagieuse (pas présente dans l’Ouest à ce jour).

Hausse de la collecte en 2026

Il a aussi été convenu qu’il y ait plus de volumes collectés en 2026 : 440 millions de litres, contre 431 millions l’an dernier, afin de soutenir la croissance de la production de fromages, en particulier celle des Babybel. Le lancement de la nouvelle ligne de production de l’usine de Sablé-sur-Sarthe, qui a nécessité un investissement de soixante millions d’euros, doit par exemple permettre la fabrication de 10 000 tonnes de fromages en plus par an.

Un accord « à contre-courant »

Étant donné le contexte du marché laitier dont les prix sont globalement orientés à la baisse ou à la stabilité, cette hausse du prix du lait a forcément été saluée par les producteurs de lait, qui se réjouissent de conclure sur un accord « à contre-courant ». « Cela traduit la volonté du groupe de soutenir une agriculture plus durable et une rémunération plus juste des agriculteurs » explique Anne-Sophie Carrier, directrice générale de Bel France.

photo l’usine bel d’évron (mayenne) est spécialisée dans la production du célèbre mini babybel, une marque en forte croissance, notamment à l’international.  ©  marc ollivier/ouest-france

L’usine Bel d’Évron (Mayenne) est spécialisée dans la production du célèbre Mini Babybel, une marque en forte croissance, notamment à l’international. Marc Ollivier/Ouest-France

Un engagement lourd de conséquences pour l’industriel agroalimentaire, ceci alors qu’une autre période de négociations s’ouvre avec la grande distribution, dont les centrales, situées à l’étranger, « méconnaissent » ce principe national de construction du prix se basant sur les coûts de production de la ferme. « Or, 75 % de notre chiffre d’affaires se fait avec des plateformes internationales. Le démarrage des négociations est musclé » observe Anne-Sophie Carrier.

 
Claire Robin    Ouest-France  

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