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Plus d’un étudiant sur deux vit avec moins de 200 € par mois après avoir payé son loyer en Loire-Atlantique et Vendée... |
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En Loire-Atlantique et en Vendée, le prix moyen du loyer pour un étudiant est de 527 €, selon une étude de la Fédération des associations générales étudiants, publiée en février 2026. (Photo d’illustration) © Mathieu Pattier / Archives Ouest France
Mal-logement, précarité, aides sociales… Une enquête de la Fédération des associations générales étudiantes, publiée mardi 24 février, fait l’état des lieux du logement estudiantin en France. Environ 250 étudiants ont été sondés en Loire-Atlantique et en Vendée. Les deux départements « ne sont pas spécialement de bons élèves, sans être les pires », nuance Léandre Brisset, président de l’association InterAsso Nantes.
200 €. C’est le reste à vivre d’un étudiant sur deux (51,49 %) en Loire-Atlantique et en Vendée après s’être acquitté de son loyer, chaque mois. Moins de 100 € pour 21,39 % d’entre eux. Le logement continue de couler une majorité des budgets des étudiants en 2026.
Une étude, publiée mardi 24 février par la Fage, fait le point sur le logement estudiantin. Parmi les 5 644 réponses, près de 250 étudiants ligériens et vendéens ont été sondés, selon InterAsso Nantes, rédacteur d’un rapport régional. La Loire-Atlantique et la Vendée ne sont pas spécialement des bons élèves, sans être les pires
, nuance Léandre Brisset, président de l’association.
527 € de loyer en moyenne
Un étudiant doit débourser en moyenne 527 € par mois pour se loger, selon cette étude, en Loire-Atlantique et en Vendée. Un chiffre plus élevé que dans le reste de la France (491 €). Avec une moyenne de 551 € dans le parc privé, c’est à Nantes que les loyers sont les plus élevés. Le coût du logement étudiant y atteint des sommets
, alerte InterAsso Nantes. A contrario, un étudiant logé au Crous payera en moyenne 320 €. Mais, selon l’association estudiantine, il n’y aurait qu’un logement Crous pour dix-sept étudiants.
Le logement est si lourd dans le budget des étudiants que 72 % dépendent financièrement de leurs parents pour se loger. Surtout qu’ils méconnaissent souvent les différentes aides. Si les logements sont en moyenne plus chers en Vendée et en Loire-Atlantique, le reste à vivre correspond à la moyenne nationale.
L’enjeu de cette étude est aussi que les étudiants se rendent compte qu’ils sont dans une situation de mal-logement
, lance Léandre Brisset. Un étudiant sur trois dit vivre dans cette situation, ce qui correspond à la moyenne nationale. Mais en élargissant ces critères (manque d’intimité, connexion internet…), InterAsso Nantes estime que le mal-logement touche en fait 75,5 % des étudiants. Avant les municipales, elle veut exiger des gages
de la part des candidats, afin de réformer les bourses, l’encadrement des loyers et le renforcement du parc locatif Crous.