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Permanence d’un député bâchée en juillet 2025 : la Coordination rurale devant la justice... |
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Opposée à l’abattage systématique des troupeaux pendant l’épizootie de dermatose bovine, la coordination rurale 72 a bâché la permanence du député Éric Martineau à Montval-sur-Loir (Sarthe), en juillet 2025. © Archives Ouest-France
Après un dépôt de plainte du député de la Sarthe Éric Martineau (Les Démocrates), la Coordination rurale du département a été assignée en justice, ce mardi 14 octobre 2025, pour avoir bâché la permanence parlementaire de l’élu, au mois de juillet, à Montval-sur-Loir.
Il n’a pas aimé qu’on bâche la vitrine de sa permanence à Montval-sur-Loir, le député de la 3e circonscription de la Sarthe, Éric Martineau (Les Démocrates). « On », c’est la Coordination rurale, le 28 juillet 2025. Sur la chaussée, les mots « agriculteurs en colère » peints à la bombe. Sur les murs et les vitres, des autocollants.
Éric Martineau a porté plainte. Au syndicat agricole, il est reproché d’avoir « usé de menace, violence ou tout autre acte d’intimidation » envers un élu. Celui-ci avait qualifié le procédé d’« atteinte à la République. Si je n’avais pas porté plainte, c’est la préfecture qui le faisait ».
« Troupeaux abattus à tours de bras »
Représentée par son président Mickaël Vadé, son vice-président et porte-parole Benoît Bulot, et enfin sa secrétaire générale Félicie Ross, la Coordination rurale a été convoquée à la cité judiciaire du Mans, ce mardi 14 octobre 2025. « Nous nions ces accusations, nous n’avons intimidé personne ni rien dégradé, soutient Benoît Bulot, en sortant du bureau du délégué du procureur. Nous attendons que l’affaire soit classée sans suites. »

Mickaël Vadé, président de la Coordination rurale de la Sarthe, et Benoît Bulot, vice-président et porte-parole, nient toute tentative d'intimidation du député Eric Martineau. Ouest-France
Cette action de la Coordination rurale 72 s’inscrit dans sa contestation des mesures prises par le gouvernement, pour lutter contre la dermatose bovine. « Les troupeaux de nos collègues, en Savoie, étaient abattus à tours de bras », dénonce Mickaël Vadé. « C’est le rôle d’un député de faire remonter les revendications. Or, tous les parlementaires ont accepté de nous recevoir, sauf lui », rapporte Félicie Ross.
Contacté ce mardi, Éric Martineau affirme avoir proposé une entrevue au syndicat, quelques jours avant la pose de cette bâche. « D’abord par téléphone ou visioconférence, parce que j’étais pris à Paris, puis physiquement dès mon retour. J’ai gardé les traces écrites. L’invitation est restée sans réponse. »