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Pays fléchois. Les études confirment le caractère venteux de la Garenne des Saars... |
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Le mât de 124 mètres a été démonté en deux jours. © Le Maine Libre
La phase d’étude de la ressource en vent du secteur de la Garenne des Saars (territoire partagé par les communes de La Flèche, Bousse, Clermont-Créans et Ligron) prend fin en ce mois de mai 2021. Les données recueillies montrent, selon les porteurs du projet, « le grand potentiel en vent sur la zone ». Prochaine étape : déterminer le nombre, l’emplacement et la hauteur des éoliennes.
Le mât érigé dans le secteur de la Garenne des Saars fin 2019 était devenu un point de repère pour localiser le site qui pourrait accueillir un parc éolien sur le plateau au nord de Saint-Germain du Val. La structure a disparu du paysage. Le démontage a débuté le 3 mai et s’achèvera le 6 mai. La dépose de ce mât de mesure ne signifie pas que les sociétés Soleil du Midi Développement et BayWa.r.e jettent l’éponge. L’antenne est désinstallée parce que la campagne de mesure du potentiel en vent est terminée. Cette phase aura duré près de 16 mois ; du 10 janvier 2020 au 3 mai 2021.
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Diverses données météo
Le mât culminait à 124 mètres. Divers appareils de mesure (anémomètres, girouette, capteur de pluie, baromètre, enregistreurs d’ultrasons…) étaient arrimés à différentes hauteurs.
L’exploitation des données recueillies par cette sorte de station météo avait pour but « de caractériser le profil du vent », explique Thomas Pichot (Soleil du Midi). Il poursuit : « On avait à l’origine quelques doutes sur la qualité et la quantité de vent qui soufflait au-dessus de la Garenne des Saars. Nos modélisations réalisées par ordinateur nous avaient incités à étudier plus spécifiquement le site mais seules les données recueillies in situ – via un mât de mesure – permettent d’avoir des données fiables ».

Les grimpeurs ont œuvré pendant deux jours. La météo les a empêchés de travailler mardi. Le Maine Libre
« Un endroit propice »
Que ressort-il de cette étude ?Le bilan plus que positif. C’est riche d’enseignements et c’est satisfaisant pour montrer qu’il y a une justification par rapport à la ressource. Il y a du vent ici et ça peut permettre de faire tourner des éoliennes de façon crédible
affirme Thomas Pichot. Soleil du Midi et BayWa.r.e évoquent un grand potentiel en vent sur la zone ».
Un site venteux qui vient conforter les développeurs dans leur volonté d’y implanter un parc éolien. C’est un endroit propice en tout cas pour poursuivre les études et pour poursuivre aussi la conception, la concertation, l’information. C’est un moment clé parce qu’on ne verra plus le mât dans le paysage mais ça ne veut pas dire que le projet est fini. Ça veut dire qu’on rentre dans une nouvelle étape
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Cette phase visera à déterminer combien et quel type d’éoliennes seront érigées dans la Garenne, et quels seront les lieux d’implantation précis. La tendance oscille entre cinq et huit génératrices.

Le dernier segment a été déboulonné à 18 heures le 5 mai. Le Maine Libre
Etude d’impacts
Les incidences sur l’environnement des différentes variantes seront étudiées. Environnement au sens large
:paysager, écologique, social
reprend Thomas Pichot, il faut trouver le projet de moindre impact et justifier que ces impacts sont modérés et qu’ils peuvent être au final positifs
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Un discours que ne veulent, ou ne peuvent, pas entendre les opposants à ce projet de parc éolien. Le Collectif Sauvons La Garenne le martèle depuis le début de son combat : il estime qu’implanter des génératrices au sein d’un massif boisé est une hérésie écologique. Comme il le rappelle sur l’un de ses derniers posts sur sa page Facebook, l’association « lutte pour préserver la Garenne des Saars et sa biodiversité de ce chantier industriel ».
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Rien n’est fait
Porteurs du projet et opposants se retrouveront début juin lors de la troisième réunion du comité de concertation. Le bilan des données collectées par le mât de mesure figurera à n’en pas douter à l’ordre du jour.
Aujourd’hui, même si ce dossier initié en 2017 continue à cheminer, rien d’irréversible n’est acté. Le projet n’est toujours qu’un projet. Tant qu’il est en conception, il peut y avoir des freins et des blocages. Le but étant de déverrouiller le plus intelligemment les difficultés et d’avoir des sorties qui sont positives pour tout le monde
» déclare Thomas Pichot avant de concéder : Tant qu’il n’y a pas de chantier démarré ici, il peut ne jamais y avoir d’éolienne
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