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Parigné-l'Évêque. Ils ont observé les pelotes de réjection... |
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« La LPO ne s’intéresse pas qu’aux oiseaux, c’est bien plus large. » © Le Maine Libre
Samedi matin se tenait un atelier d’étude sur des pelotes de réjection collectées près de la Tour Javron. Le but : mieux connaître son environnement.
Ils étaient une petite quinzaine dans la salle Merly du foyer loisirs. Alice Seguineau, coordinatrice des refuges et chargé d’études à la LPO (Ligue de protection des oiseaux) encadrait l’animation.  C’est le premier atelier de ce type à Parigné-l’ÉvêqueÂ
, explique-t-elle.  On reproduit ici une partie d’un projet financé par le Département et qui, cette année, se focalise sur la forêt de Gallouëdec. Le but est de sensibiliser les habitants aux micromammifères qui sont un groupe peu connu, mais importants. Certaines espèces sont menacées. Acquérir des connaissances permet de nous renseigner sur la mosaïque des habitats d’un territoire. Plus on a un nombre d’espèces différentes, plus nous avons des habitats diversifiés et c’est une bonne chose. Aujourd’hui, on s’est surtout intéressé aux pelotes de réjection.Â
Apprentis chercheurs
Ces pelotes, ce sont de petites boules de poils et d’os, rejetées par les oiseaux.  La chouette effraie des clochers en rejette environ 300 par anÂ
, apprend-on. Â Ses sucs digestifs ne sont pas trop agressifs, ce qui permet de conserver les os qui la composent relativement intacts.Â
Il est alors possible de les étudier, pour savoir quels petits animaux ont été mangés dans le secteur.
Armés d’une loupe binoculaire, de pinces à épiler et de brosses dents, les participants se sont donc prêtés au jeu, mettant délicatement de côté les crânes et les mandibules récupérées.  Chercher a un petit côté amusantÂ
, témoigne Émilie, venue avec son fils Noah.  Ça permet de découvrir le fonctionnement de la nature, de prendre le temps d’observer, en présence de gens qui s’y connaissent.Â
Isabelle et Eric ajoutent :  Ça nous rappelle des souvenirs d’école. Le plus dur est de reconnaître à quoi correspond le squelette. On a réussi à identifier trois espèces : une musaraigne et deux espèces de campagnol.Â
Une chose est sûre, les apprentis chercheurs repartent chargés de connaissances et de curiosité.  Je suis sûr qu’on passe à côté sans les voir. Je serai plus vigilant maintenant.Â
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