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Parcs d'activités : Loirécopark, un pari sur l'avenir...... |
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Des échanges vifs ont eu lieu entre Jean-Marie Geveaux et Christophe Counil.
34 hectares disponibles sur Loirécopark à Aubigné-Vaas. 32 ha à Mainécopark à Maresché, 44 ha à Arconnay... Christophe Counil met le feu aux poudres : « Plutôt que d'aménager des parcs d'activités « fantômes », ne vaudrait-il pas mieux investir différemment. »
Roland du Luart, ancien président du conseil général, a lui même remis en cause dernièrement l'utilité des millions d'euros investis dans Loirécopark. Jusqu'à parler de gaspillage. Christophe Counil en fait ses choux gras. Il cite l'ancien président : « Il faut avoir le courage de ne pas persister dans ses erreurs. » Et ouvre plus largement le débat : « C'est la même chose sur Maresché. Faut-il continuer à soutenir des projets qui n'aboutissent pas ? »
Les premiers parcs d'activités d'intérêt départemental ont 20 ans. Situés à proximité des échangeurs autoroutiers, ils s'étalent sur plus de 490 ha. Roland du Luart en a été l'un des artisans, durant ses treize années de présidence. Aurait-il la mémoire courte ? Béatrice Pavy- Morançais (UMP) (Château-du-Loir) s'étrangle : « On a été choqué pas ses propos. Il ne peut pas oublier avec quelle force il avait défendu le projet. »
Loirécopark a été lancé en 2006, sur un ancien terrain militaire, aux abords de l'autoroute Le Mans - Tours (A28). Le projet avait été porté par l'ensemble des communautés de communes, de La Chartre-sur-le-Loir jusqu'au Lude. L'État y a consacré 8 millions d'euros pour la dépollution du site. Quand le département a financé l'aménagement de 85 ha, soit là encore 8 millions d'euros.
Loirécopark a ouvert en novembre 2012. Tout juste un an. « Et il faudrait qu'il soit déjà plein ? », ironise la conseillère générale de Château-du-Loir. Louis-Jean de Nicolaÿ vole à son secours. « C'est un bon investissement. Sans cela, le Sud-Sarthe serait encore plus sinistré. L'avenir nous donnera raison. » Autrement dit : laissons du temps au temps. L'exemple du Technoparc du Mans est l'exemple à suivre. Il avait été brocardé à ses débuts. Certains le comparant à un parc à lapins. « Tout le monde s'accorde à dire que c'est une réussite aujourd'hui », insiste Fabien Lorne (Brûlon). Puis de résumer, d'une formule, l'enjeu du développement des parcs d'activités : « Qui ne tente, rien n'a rien... »