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Parcé-sur-Sarthe. Les arbres d’une partie du bois de l’Hommeau pouvaient-ils être abattus ?... |
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Depuis quelques jours, une société d’exploitation forestière intervient dans le bois de l’Hommeau, à Parcé-sur-Sarthe. © Ouest-France
En l’espace de quelques heures sur la page Facebook « Vivre à Parcé », en ce dernier week-end de février 2023, l’abattage des arbres du bois de l’Hommeau, situé dans la commune de Parcé-sur-Sarthe, a engendré un torrent de commentaires en forme de tollé pour protester contre cette coupe. Dans un message clair, la mairie a expliqué posément les raisons légales de cet abattage.
« On a abattu des arbres dans le bois de l’Hommeau. Ils n’avaient pas le droit. C’est un espace protégé. » En l’espace de quelques heures le week-end des 25 et 26 février 2023, la page Facebook « Vivre à Parcé » s’est enflammée au sujet de l’abattage d’une partie des arbres du bois de l’Hommeau, situé non loin du stade de foot de Parcé-sur-Sarthe. Jusqu’à réclamer une réunion publique sur le sujet.
De nombreux internautes ont protesté contre cette coupe, prétextant qu’elle était illégale car le bois est considéré comme un espace boisé à conserver. Des commentaires qui ont poussé les administrateurs de la page Facebook à supprimer la publication. Tant et si bien que la mairie a été dans l’obligation d’apporter des précisions sur cette polémique.
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« Dans son Plan local d’urbanisme, la commune de Parcé a classé en 2011 les bois en Espace boisé à conserver (EBC), ce qui entraîne l’interdiction de tout défrichement, c’est-à -dire toute utilisation du sol à d’autre fin que la forêt et ce, quelle que soit la motivation, rappelle la mairie. La parcelle doit garder en totalité sa fonction forestière initiale. »
Une coupe rase parfaitement légale
Comme la loi l’y oblige, le propriétaire a sollicité les services de l’État via une déclaration préalable de coupe et abattage pour faire intervenir une société d’exploitation forestière, en l’occurrence la SAS Cesse et fils de Saint-Ouen-de-Mimbré.
« Après cette opération de coupe rase, le propriétaire a obligation de réaliser un reboisement dans un délai de cinq ans si la régénération naturelle de la parcelle n’est pas suffisante, précise la collectivité. Un contrôle de terrain pourra être effectué par les services de l’État afin de vérifier la qualité de la régénération. »

Le chantier d’abattage est en cours dans le bois de l’Hommeau. Ouest-France
Michel Gendry, le maire, comprend la stupéfaction de ses concitoyens. « Visuellement, j’en ai bien conscience, cette opération interpelle car elle dénature le paysage que nous avions l’habitude de voir en traversant le bois. Pour les nombreux promeneurs que nous sommes, emprunter l’allée du Bois-de-l’Hommeau aura un nouveau but : observer une parcelle en régénération. »