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Oisseau-le-Petit. Le Fanum recèle encore bien des mystères... |
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Marie-Claire Moreau, à gauche, commenté l’histoire du Fanum des Busses. © Le Maine Libre
Une dizaine de personnes se sont retrouvées dernièrement sur le site du Fanum des Busses, pour une découverte du site proposée par l’association Culture et archéologie (ACA) et l’office de tourisme des Alpes Mancelles ( OTAM).
Les participants ont été guidés dans leur visite par Marie-Claire Moreau, membre de l’ACA, accompagnée de Patrick Ploszaj, conseiller en séjour et guide de l’OTAM. « Le site antique est connu depuis le XIXe siècle, après la publication de sa découverte en 1836 par l’historien et érudit François Liger, qui a mis à jour les premiers vestiges en 1887. Les campagnes de recherches - fouilles et perspectives aériennes et terrestres -, qui ont eu lieu ont permis de mettre en évidence deux grandes époques d’occupation : gauloise et gallo-romaine»,explique Marie-Claire Moreau.
«On peut supposer que le territoire d’Oisseau présente trois fonctions traditionnelles : culte, habitat et espace fortifié, généralement dévolues aux agglomérations gauloises ».
De nombreux matériaux archéologiques ont été découverts par les bénévoles de l’association, pièces de monnaies, céramiques, ossements, visibles à la salle d’archéologie de l’association. « À l’endroit du Fanum actuel, des bases de sa construction de l’époque ont été retrouvées avec des éléments d’habitats et de voirie. Le caractère exceptionnel pour la Sarthe de ce site d’agglomération antique a permis sa protection partielle par la création d’une réserve archéologique », souligne Marie-Claire Moreau.
Le manque de données archéologiques issues de fouilles récentes ne permet pas une synthèse poussée. Le statut de ce grand complexe reste mystérieux : était-ce une bourgade, un gîte d’étape ou une ville d’un peuple méconnu ?
Prochaine découverte guidée du Fanum, mardi 17 août, après-midi sur inscription auprès de l’Otam, tél.02 43 33 03 03. Gratuit.