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Numéro masqué : leur fréquence va certainement augmenter en 2026 pour lutter contre les arnaques... |
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Fin 2025, plus de 80 % des appels émis par les abonnés français en itinérance seront authentifiés par ces protocoles. © Getty Images / iStockphoto
Les attaques par usurpation d’identité, ou « spoofing », permettent à un interlocuteur d’utiliser frauduleusement un numéro de téléphone existant pour se faire passer pour un autre utilisateur.
L’autorité de régulation des télécommunications, l’Arcep, prévoit de nouvelles mesures pour prévenir les usurpations de numéros de téléphone à partir du 1er janvier, avec un affichage en « appel masqué » en cas de doute. L’autorité demande ainsi aux opérateurs d’afficher les appels en numéro masqué en cas de doute sur l’authentification du numéro appelant.
Cette mesure concerne l’ensemble des cas dans lesquels l’authentification du numéro ne peut pas être assurée pour des raisons techniques, et les appels passés par un numéro français non-authentifié depuis l’étranger. « Désormais, le “numéro masqué” signifiera ainsi que soit l’appelant a souhaité masquer son numéro d’appelant, soit que le numéro d’appelant n’a pas pu être authentifié pour des raisons techniques », précise l’Arcep. Fin 2025, plus de 80 % des appels émis par les abonnés français en itinérance seront authentifiés par ces protocoles.
Les attaques par usurpation d’identité, ou « spoofing », permettent à un interlocuteur d’utiliser frauduleusement un numéro de téléphone existant pour se faire passer pour un autre utilisateur. Dans la plupart des cas, les opérateurs disposent de moyens pour vérifier l’authenticité des numéros de téléphone utilisés. Depuis octobre 2024, ils ont l’obligation de s’assurer que les numéros appelants affichés sont authentifiés.
18 000 signalements depuis janvier
« Certains équipements de téléphonie, anciens ou limités techniquement, ne sont pas toujours en mesure de relayer correctement les données d’authentification des numéros lors de renvois d’appels, insiste l’autorité. Ces faiblesses pourraient être exploitées par des fraudeurs expérimentés. »
Néanmoins, l’Arcep indique avoir reçu depuis janvier 2025 près de 18 000 signalements d’usurpation de numéros de téléphone. « Ces signalements, nombreux, montrent que les auteurs d’appels frauduleux parviennent encore à usurper aléatoirement des numéros, notamment des numéros mobiles », souligne-t-elle.