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Municipales 2026. Vélo : les villes invitées à développer les réseaux cyclables... |
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La métropole du Mans aménage des giratoires « à la hollandaise » pour les cyclistes. © Le Maine Libre
À l’approche des élections municipales (15 et 22 mars 2026), le WWF France et la Fédération des usagers de la bicyclette (FUB) publient une étude nationale inédite consacrée aux Réseaux express vélo (REV). Le Mans est en 15e position du classement des 30 plus grandes agglomérations françaises.
À l’approche des élections municipales (15 et 22 mars 2026), le WWF France et la Fédération des usagers de la bicyclette (FUB) publient une étude nationale inédite consacrée déploiement des Réseaux express vélo (REV) dans les 30 principales agglomérations françaises. Chiffres à l’appui, cette étude montre que les pistes cyclables larges, continues et sécurisées reliant toute une agglomération sont l’un des leviers les plus efficaces, rapides et économiques pour répondre aux attentes concrètes des habitants : se déplacer en sécurité, moins dépenser et mieux respirer
, synthétisent les deux organisations.
Les REV sont des réseaux cyclables confortables et sécurisés, conçus pour relier efficacement les lieux de vie, de travail et de services à l’échelle d’un bassin de vie. L’étude montre qu’ils constituent une solution immédiatement mobilisable pour réduire la dépendance à la voiture, améliorer la santé publique et renforcer le pouvoir d’achat, tout en contribuant à la lutte contre le dérèglement climatique.
À terme, les REV permettraient de desservir 70 % de la population, 81 % des emplois et 74 % des équipements du quotidien (écoles, hôpitaux, commerces, services publics) à l’échelle des 30 territoires étudiés
, assurent le WWF et la FUB.
Autre prédiction : Moins de voitures, moins d’émissions, plus de pouvoir d’achat : les REV pourraient permettre d’éviter jusqu’à 22 % des voitures circulant chaque jour pour les trajets domicile-travail, soit près d’un million de véhicules en moins. Résultat : -17 % d’émissions de gaz à effet de serre sur les trajets domicile-travail et près de 1 000 € d’économies par an pour chaque automobiliste passant au vélo
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Toujours selon l’étude, le développement massif du vélo permettrait d’économiser jusqu’à trois milliards d’euros par an de coûts sociaux de santé, grâce à la réduction des maladies chroniques (pathologies cardiovasculaires, diabète, cancers) et à l’amélioration globale de la condition physique.
De grandes disparités entre les agglomérations
Malgré un potentiel largement démontré, l’étude révèle que la moitié des 30 plus grandes agglomérations françaises (15 exactement) ne disposent pas encore de Réseau express vélo, et que, pour les territoires qui s’y sont engagés, les projets existants ne sont réalisés qu’à 32 % en moyenne. En tête de classement : Strasbourg, avec 57 %.
Avec seulement 10 % réalisés sur son projet de plan chronovélo (plusieurs dizaines de millions d’euros), Le Mans est en 15e position, donc dernier du premier peloton, loin derrière Nantes (39 %) et Tours (25 %). En raison de contraintes budgétaires et d’un projet en évolution, Le Mans métropole a décidé de différer dans le temps certains investissements liés à ces aménagements cyclables.
Le deuxième peloton français est constitué d’agglomérations qui n’ont toujours pas de REV, parmi lesquelles Angers et Caen.
À un peu plus d’un mois des municipales, le WWF France et la FUB appellent les candidates et candidats à faire des Réseaux express vélo un marqueur fort de leur projet de territoire. Investir dans un REV, c’est offrir des résultats visibles sur la durée d’un mandat
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