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Municipales 2026. Un candidat accuse un maire de la Sarthe « de ne pas respecter les règles du code électoral »... |
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Une affiche de la liste Faisons Allonnes ensemble collée sur un emplacement non-autorisé. © Gaëtan Cordelet
Chef de file de l’opposition et candidat aux élections municipales 2026 à Allonnes, près du Mans (Sarthe), Gaëtan Cordelet a alerté le préfet de la Sarthe ce lundi 12 janvier 2026. Il dénonce l’affichage sauvage mené par l’équipe municipale sortante.
La campagne pour les élections municipales 2026 bat son plein à Allonnes, près du Mans (Sarthe). Tracts et pancartes se multiplient en ville. Un affichage a, cependant, fait réagir Gaëtan Cordelet. Chef de file de l’opposition et candidat à la mairie, il a écrit au préfet ce lundi 12 janvier 2026 pour signaler des agissements qu’il décrit comme non conformes au code électoral.
Une affiche sur un transformateur électrique
Il dit avoir aperçu des affiches collées sur un transformateur électrique sur l’axe très fréquenté de la rue de la Raterie, par lequel toute voiture qui sort du Leclerc est obligée de passer
. Cette affiche indique la date et lieu d’une prochaine réunion menée par la liste Faisons Allonnes ensemble, nom de la liste des élus de la majorité sortante, ainsi que le message « Ensemble vers les municipales 2026 ». Depuis décembre, ces derniers invitent les habitants à co-construire un programme en vue des prochaines élections. Le maire Gilles Leproust (PCF) n’a pas encore annoncé être candidat à sa réélection.
Le code électoral est pourtant clair sur l’affichage sauvage et est d’ailleurs rappelé plusieurs fois dans le Mémento destiné aux candidats aux municipales et disponible sur le site Internet de la préfecture
, poursuit Gaëtan Cordelet. Est effectivement interdit depuis le 1er septembre 2025 et jusqu’à la date du scrutin où le résultat est acquis, le recours a tout affichage relatif à l’élection en dehors des emplacements réservés à cet effet
, comme les panneaux d’expression libre.
Quelles sanctions ?
Peut-être qu’un colleur d’affiches s’est laissé distraire… Il [Gaëtan Cordelet] est dans la polémique. Il n’y a pas de nom sur l’affiche. On n’est pas dans le “Il faut voter pour untel” »,
se défend Gilles Leproust. On est dans une démarche citoyenne. Les équipes essayent de travailler pour que nous ayons un programme réalisé en collaboration avec les habitants de la ville, dans une période où il y a une crise politique profonde.
Les maires, ou à défaut les préfets, doivent procéder au retrait de l’affichage sauvage après une mise en demeure de la liste de candidats ou de son représentant. Des sanctions plus importantes peuvent être prises allant de l’amende, jusqu’à l’annulation de l’élection ou l’inéligibilité du candidat qui aurait profité de moyens de propagande interdits.