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Municipales 2026. Le Rassemblement national dévoile son programme à La Flèche et « espère pouvoir créer la surprise »... |
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Romain Lemoigne (à droite) et Didier Thomas : « Il y a une vraie attente de changement ». © Le Maine Libre
Sécurité et bonne gestion, tels sont les deux « piliers » du programme de la liste du Rassemblement national que Romain Lemoigne mènera à La Flèche (Sarthe), lors des élections municipales des 15 et 22 mars 2026.
Il a été imprimé à 6 500 exemplaires et distribué dans les foyers samedi dernier. Vendredi 23 janvier 2026, c’est à la presse que Romain Lemoigne, tête de liste Rassemblement national à La Flèche et Didier Thomas, responsable local du RN, ont présenté le programme qu’ils soumettront au vote des Fléchois lors des élections municipales de mars 2026. Un programme qui repose  sur deux piliers : la sécurité et la gestionÂ
, rappelle le candidat à la mairie.
Recruter des policiers municipaux et les armer
Romain Lemoigne n’y va pas par quatre chemins :  La sécurité, c’est notre priorité, notre combat n° 1, la mère des libertésÂ
. Avec comme première mesure, le recrutement de policiers municipaux.  Ce n’est pas normal qu’il y en ait moins de cinq ici.Â
La Ville en a théoriquement quatre. L’objectif serait de monter à dix,  quinze dans l’idéalÂ
. Et d’armer cette police municipale.
Autre priorité : étendre le réseau de vidéoprotection et rénover les caméras défaillantes. Puis, à terme, créer un centre de supervision urbain,  une salle de contrôle sécurisée et reliée à la police municipale pour exploiter en temps réel les images lors d’incidents/interventionsÂ
, est-il précisé sur le programme de 16 pages. Installer aussi des bornes d’appel publiques d’urgence reliées à la police municipale.
Un arsenal sécuritaire en adéquation avec la réalité quotidienne de la population ? Oui estiment Romain Lemoigne et Didier Thomas,  ce n’est pas une position dogmatique, c’est une réponse à une attente qui est réelle. Pour beaucoup de commerçants qu’on a croisés par exemple, leur première revendication c’est de rétablir une ville sûre ».
Un projet de mutuelle communale
En termes de gestion, et après avoir lancé un audit des finances communales, la volonté du RN est de mettre fin  aux dépenses faramineusesÂ
, de redéployer celles qualifiées de  superfluesÂ
vers  des besoins réelsÂ
, avec pour objectif de  baisser les impôts, notamment la taxe foncièreÂ
. De débattre aussi publiquement d’un plan pluriannuel d’investissements.
Autre mesure mise en avant : le lancement d’une mutuelle communale santé,  pour permettre notamment à des familles modestes de bénéficier d’une complémentaire à un tarif négocié ».
« Le Rassemblement national sait gérer les villes »
Parmi les nombreuses propositions détaillées dans le programme : le renforcement du nettoyage urbain,  cela nous tient à cÅ“urÂ
, le développement de la démocratie locale, avec notamment le développement de comités de quartier et l’organisation de permanences de mairie mensuelles dans chaque quartier, le rétablissement de l’éclairage public après 21 heures,  jusqu’à 23 heures a minima dans les lieux sensiblesÂ
. Ou encore  la nouvelle cuisine centrale, un projet qui traîne et que l’on veut mener à bien ».
Sur le plan économique, la volonté est de  refaire de La Flèche une ville attractiveÂ
, notamment en  exigeantÂ
de l’intercommunalité  le gel puis la diminution de la CFE, la Cotisation foncière des entreprisesÂ
.
Avec cet ensemble de mesures – la liste n’est pas exhaustive –  on espère pouvoir créer la surpriseÂ
, conclut Didier Thomas. Et de rappeler que selon lui, citant notamment l’exemple d’Hénin-Beaumont (Pas-de-Calais) et de sa municipalité RN depuis 2014,  le Rassemblement national sait gérer les villes. Il n’y a pas de raisons que cela ne fonctionne pas à La Flèche ».
Revitaliser le quartier de l’ancienne gare
Ce sera le  grand projetÂ
du mandat si le RN l’emporte en mars. La revitalisation du quartier de l’ancienne gare,  et plus largement de la rive gaucheÂ
, précise Romain Lemoigne,  un grand quartier oublié dans la politique municipale ».
Ce projet n’est pas récent. Il n’a jamais abouti. Ce n’est pas une fatalitéÂ
, estime le candidat, qui souhaite relancer études de faisabilité et de dépollution avant de reprendre les négociations avec la SNCF, propriétaire. L’idée étant de solliciter des porteurs de projets afin de créer un  petit commerceÂ
dans le bâtiment principal, un espace muséal en lien avec le passé ferroviaire du site, et une résidence autonomie  pour nos aînésÂ
, en y intégrant des chambres réservées aux étudiants de l’Institut de formation en soins infirmiers.