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Municipales 2026. Dans cette commune, deux anciens adjoints s’affrontent pour devenir maire... |
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L’école Vincent Van-Gogh de Saint-Aubin-des-Coudrais fait partie des priorités des candidats aux élections municipales à Saint-Aubin-des-Coudrais. © Le Maine Libre
Le 15 mars 2026 lors du scrutin des élections municipales, deux adjoints se feront face à Saint-Aubin-des-Coudrais (Sarthe). Bruno Tardiff et Mathieu Bonnet-Madin tenteront de prendre la succession de Michèle Legesne, maire depuis 2014. Avec des visions opposées.
On ne prend pas les mêmes mais on recommence. En 2020, Saint-Aubin-des-Coudrais avait eu le choix entre deux femmes, la maire sortante Michèle Legesne et Roselyne Lechat, pour choisir son destin. La bataille avait été rude dans le village de 890 habitants avec une campagne quelque peu agitée. Six ans plus tard, rebelote mais avec deux hommes : Bruno Tardiff et Mathieu Bonnet-Madin.
Leur point commun : ils sont adjoints. Mais au jeu des sept ressemblances, difficile d’en trouver d’autres. Chacun a son style, sa méthode, son éloquence. Forcément, les programmes sont eux aussi quelque peu différents, ce qui devrait éclairer les Saint-Aubinois dans les urnes.
L’école, sujet numéro 1
Mathieu Bonnet-Madin, 42 ans, est arrivé dans la commune en 2010. Entrepreneur dans l’immobilier, aujourd’hui axé sur la formation en sécurité dans le domaine électrique, l’homme siège depuis 2020 au conseil municipal. J’y ai acquis une expérience très riche, notamment dans les dossiers concernant l’école.

Mathieu Bonnet-Madin, 42 ans, brigue la mairie de Saint-Aubin-des-Coudrais pour l’élection municipale du 15 mars 2026. Le Maine Libre
L’école, justement, est son cheval de bataille avec ses colistiers réunis au sein du collectif « Votre village, votre voix. » Son ambition est notamment d’améliorer les infrastructures, de créer de nouveaux sanitaires qui respectent l’intimité de chacun, d’aménager des espaces verts en concertation avec les parents, les enseignants et les enfants tout en travaillant sur un réaménagement extérieur de l’école.
Une place du village réaménagée ?
Autre axe fort parmi les 55 mesures de la liste : la création d’une véritable place du village. Il faut la transformer pour que les habitants puissent se la réapproprier
, explique le candidat. Nous voulons bâtir ensemble cette nouvelle place, en concertation avec la population.
Une réflexion sur le foncier qui entoure la place sera menée.
Mathieu Bonnet-Madin, qui s’appuie sur un collectif soudé et une équipe représentative du village
, promet un fonctionnement communal axé sur l’écoute et la consultation de la population via des référendums d’initiative locale.
Il entend mener Saint-Aubin et ses habitants vers un destin commun
, tout en assurant proposer un autre chemin pour le village par rapport au programme de Bruno Tardiff ».
« L’expérience du terrain » de Bruno Tardiff
De son côté, Bruno Tardiff, à la tête de la liste « Agir ensemble pour Saint-Aubin », s’appuie sur douze ans en tant que premier adjoint de Michèle Legesne. Je connais tous les dossiers, ce qui est normal puisque j’étais le bras droit de madame le maire
, explique-t-il. Le passionné des 24 Heures du Mans, qui habite Saint-Aubin depuis 40 ans, estime que le climat n’est pas serein pour cette campagne. C’est dommage pour notre petite commune mais c’est comme ça
, dit-il, sans entrer dans les détails.

Bruno Tardiff, 67 ans, tentera de prendre la succession de Michèle Legesne dont il était le bras droit depuis douze ans. Le Maine Libre
Bruno Tardiff, qui se dit fier de son équipe et ouvert au dialogue
, met en avant sa disponibilité au quotidien. Dès que l’on m’appelle, je me déplace et je fais tout pour régler les problèmes. Je mets les mains dans le cambouis. J’ai l’expérience du terrain.
Lui aussi veut lancer pour de bon la réhabilitation de l’école. Il faut la rénover, c’est indispensable. Il y aura la réfection du dortoir, des sanitaires et la cour sera végétalisée, il faut de la verdure.
Sécurisation du bourg
L’élu explique ensuite la démarche municipale jusqu’ici : Nous avions mis la priorité sur les travaux pour contrer les inondations pendant le dernier mandat. Mais l’école sera rénovée car c’est indispensable pour l’avenir de Saint-Aubin-des-Coudrais. Sans école, un village meurt.
La sécurisation du bourg est également une priorité de l’homme, retraité depuis sept ans. Une matérialisation des passages piétons vient tout juste d’être réalisée alors que 3 000 à 4 000 véhicules traversent Saint-Aubin chaque jour. Il faut protéger nos enfants ».