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Municipales 2026. Ces maires sarthois appellent à un front républicain : « On ne pourrait pas travailler avec le RN »... |
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Maires ruraux, quatre des vice-présidents de la communauté de communes du Pays fléchois (Sarthe) appellent les électeurs de La Flèche (Sarthe) à se mobiliser pour un front républicain, dimanche 22 mars 2026, pour le second tour des élections municipales. © Ouest-France
Alors que le premier tour des élections municipales 2026 à La Flèche (Sarthe) a placé en tête le candidat du rassemblement national, Romain Lemoigne, quatre maires de la communauté de communes du Pays fléchois appellent les électeurs à se mobiliser pour le barrage républicain, à l’occasion de second tour, ce dimanche 22 mars 2026.
Ils ont, comme beaucoup, été surpris des résultats du premier tour des élections municipales du 15 mars 2026 à La Flèche (Sarthe). Surpris, mais surtout inquiets, après que le vote a placé en tête le candidat du rassemblement national Romain Lemoigne (43,68 %) devant la maire socialiste et présidente de la communauté de communes du Pays fléchois sortante, Nadine Grelet-Certenais (39,48 %) et Michel Da Silva, candidat divers droite (16,83 %).
Quatre vice-présidents du Pays fléchois mobilisés
Et pourtant, ils ne sont pas Fléchois puisqu’ils sont maires de quatre communes alentour. Le premier Philippe Biaud, ne l’est certes plus pour très longtemps puisque ne se représentant pas, il devrait, ce dimanche, remettre à un successeur son écharpe de maire de Ligron, l’une des rares autres communes sarthoises où l’élection se joue à deux tours. Mais avec lui, trois autres édiles, tous déjà réélus à la tête de leur commune respective : Laurent Hubert pour Villaines-sous-Malicorne, Jean-Claude Boiziau pour Oizé et Christophe Libert pour La Fontaine-Saint-Martin. Tous les quatre appellent à un front républicain, ce dimanche 22 mars, pour le second tour des élections à La Flèche. Autrement dit, ils espèrent la défaite du Rassemblement national et appellent les électeurs fléchois à se mobiliser pour un candidat républicain
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En quoi l’élection de la commune voisine les concerne ? Il y a de vrais enjeux pour nous, maires ruraux, dans cette élection dont le résultat aura des effets sur toute la communauté de communes
, répond Laurent Hubert. On veut alerter la population là-dessus, sur tout ce qui a été construit entre nous au fil des dernières années et qui pourrait être détruit selon le résultat final de dimanche.
Et aux maires, tous les quatre vice-présidents de la communauté de communes de lister : On a aujourd’hui en commun avec La Flèche, un très grand nombre d’agents, un même DGS (directeur général des services), le CISPD (Conseil intercommunal de sécurité et de prévention de la délinquance), la bibliothèque maintenant intercommunale, Cogito… Et une vision commune qu’on n’aurait pas avec le RN. On ne pourrait pas travailler avec, on ne l’imagine pas.
« Détricoter des années de travail »
Pas seulement pour l’image qu’ils s’en font ou par convictions personnelles, mais également aussi après avoir étudié le programme du candidat RN. Pas une ligne sur la com’com’
, souligne Jean-Claude Boiziau. À part, si, à un moment où il indique qu’il “exigera” le gel de la CFE au Pays fléchois
, précise Laurent Hubert. Comment ça “exiger” ? Le terme m’a marqué, ça dit beaucoup de la vision qu’on porte sur la communauté de communes.
Jusque-là, on a toujours dialogué avec tout le monde sans problème à la communauté de communes, y compris les élus de la minorité de La Flèche qui y siègent. Il y a tous les bords représentés, parce qu’on partage des valeurs mais, là, on a bien peur qu’on ne partage rien et qu’on ne puisse pas travailler ensemble
, expliquent les élus qui estiment qu’il leur faudra détricoter des années de travail dans le même sens
si le RN est élu.