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Municipales 2026 à Auvers-le-Hamon. Après les ateliers de concertation citoyenne, le maire sortant l’emporte de 25 voix... |
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Jean-Louis Lemaître, ici lors de la cérémonie des vœux 2026, sera élu maire d'Auvers-le-Hamon, samedi 21 mars 2026, pour un second mandat. © Ouest-France
Si la liste de Corinne Chesneau s’était déclarée très tôt, celle où l’on retrouvait le maire sortant, Jean-Louis Lemaître, a procédé différemment en s’appuyant sur des concertations citoyennes. La démarche a séduit les électeurs d’Auvers-le-Hamon (Sarthe) mais de très, très peu… dans un scrutin avec une participation moyenne, où les bulletins blancs et nuls ont fait la différence.
Seize votes blancs, quatorze votes nuls, 25 voix d’écart à l’arrivée entre Jean-Louis Lemaître, tête de liste de « À l’unisson, construisons demain » et la liste de Corinne Chesneau « Pour Auvers tous solidaires ».
N’allez pas chercher plus loin : la différence entre les deux listes s’est jouée sur l’addition de ces deux données du scrutin alors que la participation plafonnait à 61,75 %. Entre nous, il n’y avait pas beaucoup de différences, admet Jean-Louis Lemaître, le maire sortant. 80 % de nos programmes respectifs étaient semblables. Il y a d’ailleurs eu une confusion dans les projets.
« Il y a toujours la prime au maire sortant »
Parti pour ne pas briguer un autre mandat, laissant son conseil municipal monter une liste, Jean-Louis Lemaître avait fini par s’associer avec la liste née des réunions de concertation citoyennes réalisées en amont des élections municipales. Jusqu’à en devenir la tête de liste à l’issue d’une primaire interne. De quoi exacerber la déception de Corinne Chesneau qui avait l’impression de présenter un programme plus ambitieux que ses adversaires.
C’est une déception d’autant que l’on subit une très courte défaite. On a consenti beaucoup de travail, d’énergie, de stress durant la campagne, souligne Corinne Chesneau, abattue. Je n’ai pas trop d’explications à cette défaite. Il y a toujours la prime au maire sortant. Après, je suis une femme. Est-ce que cela a joué même si les mentalités ont évolué ? L’abstention contient aussi une part d’explication et les votes nuls et blancs. Dans le même temps, le côté positif, c’est notre bon score. Cela signifie que notre programme était réaliste. On ne perd pas de 300 voix.
Au delà de la satisfaction, somme toute mesurée, Jean-Louis Lemaître répète sa conception de travailler avec tout le monde ».
Il ne ferme en rien la porte. Regardez les programmes : nous avions dit qu’on allait réfléchir à la rénovation de la salle des fêtes ; nos adversaires étaient partis sur la construction d’une salle multi-activités. On posera la question aux habitants. Notre but est de continuer à sonder la population par le biais d’enquête en ligne ou en présentiel. Notre idée est d’intéresser la population aux prises de décisions, de les intégrer dès le départ dans les projets collectifs.
La liste « À l’unisson, construisons demain » garde aussi en tête la tenue de réunion annuelle pour rendre des comptes aux habitants sur le budget de fonctionnement de la commune.
Corinne Chesneau hésite à siéger
Au lendemain du scrutin, Corinne Chesneau, si elle a apprécié faire campagne avec son équipe, avait du mal à avaler le résultat des urnes. Jusqu’à réfléchir à ne pas siéger au conseil municipal où l’opposition comptera trois places. Ma décision n’est pas prise. Personnellement, je ne me vois participer à ce futur conseil municipal. Un tiers des électeurs d’Auvers-le-Hamon nous ont soutenus et je vais me retrouver face à 12 personnes avec qui je n’ai pas forcément d’atomes crochus.