|
Municipales 2020. À Sablé-sur-Sarthe, David Dalibert veut porter la voix des animaux... |
1
À Sablé-sur-Sarthe, David Dalibert veut représenter le Parti animaliste aux municipales de mars 2020. © Ouest-France
Tête de liste du Parti animaliste pour les élections municipales de mars 2020 à Sablé-sur-Sarthe, David Dalibert veut faire émerger la question de la protection animale dans le débat public.
Municipales 2020
C’est une candidature discrète, mais mûrement réfléchie qui vient compléter les différentes personnalités déjà en lice pour les élections municipales de mars prochain.
À 46 ans, David Dalibert veut porter une voix peu entendue : celle des animaux. « Depuis la tendre enfance, j’ai grandi avec des animaux vers qui j’ai toujours été attiré », raconte le cadre commercial pharmaceutique. Originaire d’Angers (Maine-et-Loire), le quadragénaire s’est installé à Sablé il y a un an, après avoir passé plusieurs années à Épineux-le-Seguin, en Mayenne.
« Interdire les cirques avec animaux sauvages »
« Je connais bien Sablé, pour y être venu régulièrement », tient-il à préciser. Se définissant comme « transpartisan » d’un point de vue politique, le défenseur de la cause animale s’est longtemps senti « orphelin », ne s’identifiant à aucun parti. Jusqu’à l’apparition, en 2016, du Parti animaliste. « Au début, ce parti a suscité railleries et sourires. Mais depuis quelque temps, il y a une vraie prise de conscience sur la condition des animaux », analyse David Dalibert, qui a rejoint le parti en 2018.
Lui qui a longtemps été bénévole en refuge, « en promenant les chiens et nettoyant les boxes », voit dans cet engagement une manière de « passer à la vitesse supérieure ». Sans viser le fauteuil de maire, il souhaite pouvoir au moins entrer au conseil municipal pour y porter la voix des animaux. « L’idée de départ est de reconsidérer la relation entre l’homme et l’animal », détaille-t-il.
Concrètement, il souhaite, par exemple « interdire les cirques avec animaux sauvages », « imposer un repas végétarien une fois par semaine dans les cantines », « autoriser les animaux dans les centres d’insertion et d’hébergement », ou encore « créer une délégation municipale de protection animale ». S’il ne remet pas en cause la consommation de viande, l’heureux propriétaire d’un chat veut toutefois imposer le transport « dans de bonnes conditions » des animaux vers l’abattoir.
La pêche oui, la chasse non
Pointant le rôle d’associations antispécistes comme L214 dans l’émergence de la cause animale dans le débat public, le nouveau Sabolien n’approuve, ni ne condamne les méthodes controversées d’intrusions dans les élevages. « Il ne faut pas généraliser, il y a des agriculteurs qui aiment les animaux », tient-il à rappeler. Si la pêche ne lui pose pas de problème, la chasse, en revanche, est contraire à ses convictions.
Quant à la battue aux pigeons, qui a créé la polémique à Sablé en octobre dernier, le candidat ne la condamne pas catégoriquement. « Il aurait fallu trouver des solutions alternatives, mais je comprends bien les gens exaspérés par la saleté. » Contrairement aux autres candidats en lice, la tête de liste du Parti animaliste ne compte pas multiplier les thèmes de campagne. « Nous serons monothématique, uniquement centrés sur la question animale. »
Avec huit colistières pour le moment, David Dalibert espère bien pouvoir boucler sa liste d’ici la mi-février. Il compte organiser des réunions publiques à partir de la mi-janvier, se disant « agréablement surpris » par les premiers porte-à -porte menés jusqu’ici. « Ce n’est pas encore gagné, mais la motivation est là pour une belle cause ».