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Municipales 2014 : La presse salue la vague bleue

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photo la vague bleue déferle aussi en une des médias. © dr 1

La vague bleue déferle aussi en Une des médias. © DR

Vague bleue, tsunami, punition... Revue de presse des municipales.

"La chute du socialisme municipal" pour lemonde.fr

« Par une cruelle ironie de l'histoire, François Hollande est devenu le fossoyeur de ce qu'il avait construit : un puissant réseau d'élus locaux » écrit Françoise Fressoz sur le site internet du Monde.

"Le tsunami bleu déferle sur Hollande" pour Le Figaro

Dans son éditorial intitulé "Les vertus d'un électrochoc", Alexis Brézet affirme : "La vague bleue ? Elle est là, et bien là. Le premier tour avait été cruel pour François Hollande, le second est assassin. Amplifiée par une abstention galopante, la débâcle rose est quasi générale. Elle était, au fond, prévisible : de révolte fiscale en Manif pour tous, la colère qui nourrit depuis deux ans l'impopularité abyssale de l'exécutif ne pouvait pas ne pas s'exprimer dans les urnes. Il fallait à nos dirigeants tout l'entêtement satisfait de ceux qui ne veulent rien entendre ni rien voir pour penser un seul instant qu'ils pourraient échapper au désastre. (...)"

Une "punition" pour Libération

"Après la déroute, la débâcle historique. Pour François Hollande, le miracle n'a pas eu lieu. (...) Le chef de l'État n'a donc plus le choix. Depuis plusieurs jours, il confiait qu'il voulait mesurer l'ampleur de la défaite avant de prendre ses décisions. Désormais, il y a urgence à délivrer un message fort au pays. Le remaniement est incontournable, tandis que le chef de l'État doit trancher rapidement sur l'avenir de Jean-Marc Ayrault comme Premier ministre. Une seule certitude: la nouvelle équipe gouvernementale aura besoin de se montrer plus efficace et plus concrète dans son action, loin des couacs avec l'Élysée auxquels nous avons été habitués. (...)"

Une droite victorieuse, une gauche déstabilisée pour La Croix

"(...) La suite de ces deux tours ne s'écrit pas seulement à Paris, à l'Élysée ou à Matignon. La tâche qui attend les maires, réélus ou tout nouveaux, n'est pas facile : il leur faudra convaincre des citoyens moroses et agir avec des financements publics sérieusement diminués. Quant à l'exécutif, il lui sera demandé - y compris par ses propres troupes - de réagir devant cet échec patent. Un remaniement suffira-t-il à signifier le changement ? Sûrement pas. Le devoir qui s'impose au gouvernement - ce sur quoi Hollande sera au bout du compte jugé -, c'est la lutte contre le chômage et les pauvretés. C'est vers ce but que doivent converger tous les efforts et toutes les énergies. Il lui sera demandé également de ne pas s'employer à 'changer de civilisation' sur des questions de société, au risque de diviser la société française qui a bien besoin de se rassembler pour être plus forte."

 

"Désaveu massif" pour L'Humanité

"(...) Tout confirme qu'à moins de faire le choix d'une crise politique grave et d'une rupture entre le pouvoir et les citoyens, un changement de cap gouvernemental est nécessaire. Remanier aujourd'hui pour ne rien changer sera interprété comme un mépris. D'autres claques suivraient alors celle enregistrée aux municipales. Jusqu'à dévaster le paysage démocratique. Durant les jours qui viennent, les bouches doivent s'ouvrir à gauche pour retrouver les valeurs de solidarité, d'égalité et de justice que la politique gouvernementale a abandonnées et que l'électorat populaire attend malgré la profondeur de son désenchantement. L'aile gauche du PS jugeait ainsi que le +pacte de responsabilité est mort-né+. Allons plus loin : il est urgent de refouler le social-libéralisme."

"Le sens du désaveu" pour Nicolas Barré, éditorialiste des Échos

"(...) La période qui s'ouvre est tout sauf 'normale', pour citer le mot totem malheureux du président. La France sous surveillance de Bruxelles, de ses voisins et dans une moindre mesure, pour le moment, des marchés financiers, joue sa souveraineté sur sa capacité à se réformer. Or elle se singularise en Europe par le déni dans lequel est plongée sa classe politique, par la lenteur de la transformation de sa sphère publique - la réforme territoriale, pour ne citer que celle-ci, avance à une vitesse d'escargot - et par un schisme intellectuel anachronique opposant la gauche sociale-libérale au reste de la gauche. C'est ainsi qu'à l'approche de la sanction d'hier, le chœur des opposants de gauche à la ligne présidentielle, pourtant peu hardie, s'est réveillé, réclamant un gauchissement de la ligne gouvernementale. Voilà maintenant qu'il faudrait donner des 'gages' !... Ce serait commettre une lourde erreur car ce qui a manqué depuis deux ans, ce n'est pas plus de gauche, c'est plus de clarté. (...)"

 

Du côté de la presse régionale

Bruno Dive pour Sud-Ouest : "(...) Après la gifle du 23 mars, la dérouillée du 30. Où que l'on se tourne, sauf peut-être dans l'Est (Strasbourg et Metz restent à gauche) et bien sûr à Paris, ce ne sont que déconvenues pour le pouvoir socialiste. Et d'abord pour François Hollande : son conseiller politique, Bernard Poignant, perd la ville de Quimper dont il était maire depuis 1989. Dans le Limousin, première terre d'élection du Président, le PS perd Limoges, qu'il dirigeait depuis... 1912, ainsi que Brive-la-Gaillarde, principale ville de Corrèze. (...) Et maintenant, quelles suites politiques à ces élections ouragan ? Un remaniement ne devrait pas tarder, et l'on voit mal comment après une telle défaite Jean-Marc Ayrault pourrait rester à Matignon. (...)"

Michel Urvoy pour Ouest France : "Une débâcle pour la gauche socialiste, qui recule encore entre les deux tours : la paire de gifles est d'autant plus cinglante que nous étions, pensions-nous, dans des élections locales. Et un désaveu pour la classe politique : il n'y a jamais eu autant d'abstention à des municipales. (...) C'est bien plus qu'un rééquilibrage, un tsunami au profit de l'UMP, de l'UDI, dans une moindre mesure du Front national désormais confronté à l'épreuve de la gestion. (...) On saura vite si Jean-Marc Ayrault reste ou non Premier ministre. Mais la question n'est pas celle-là : avec un zèle à toute épreuve, depuis deux ans, il n'a fait qu'appliquer la politique de François Hollande. Plus que les hommes, c'est le projet qui est remis en cause. Un projet qu'il ne suffira pas de mieux expliquer. (...)"

Jacques Camus pour La Montagne/Centre France : "(...) Que va faire François Hollande ? Les Français l'ignoraient (ou alors ils ne le savaient que trop), mais ils ont voté hier pour un autre Premier ministre. L'ampleur de la claque condamne en effet un Jean-Marc Ayrault exténué. Le débat sur le 'casting' gouvernemental qui a alimenté l'entre-deux-tours a inadmissiblement perverti le scrutin et contribué à l'éloignement de l'électeur. Et surtout, il a masqué la responsabilité pleine et entière de François Hollande cultivant l'image d'un président imprévisible et impénétrable prenant plaisir à entretenir la bataille des ego. Comme pour se réfugier dans le culte du Sphinx mitterrandien. Mais un sphinx aux pieds d'argile."

 

Jean-Claude Souléry pour La Dépêche du Midi : "Le parti socialiste était sans doute condamné à perdre, et, de fait, il a beaucoup perdu. (...) Car il s'agit bien d'une curée. La chasse au maire de gauche, ouverte il y a une semaine, s'est généralisée hier sur l'ensemble du territoire. Le sursaut n'a pas eu lieu - Paris, Lille ou Lyon ne peuvent cacher la forêt des villes perdues. De trop nombreux électeurs de gauche sont restés chez eux, bien au chaud dans l'abstention - signe d'un désaveu plus profond encore que ne l'envisageaient les docteurs ès politiques. (...)"

Dominique Jung pour Les Dernières Nouvelles d'Alsace : "Le vote sanction a frappé le PS de plein fouet. Deux ans après une nette victoire à la présidentielle et aux législatives, le socialisme tourne à vide. Il ne sait plus comment mobiliser ; au propre comme au figuré, il est victime d'une extinction de voix. (...) Ces succès ouvrent une nouvelle ère. Voilà le FN au pied du mur : autant un candidat peut gagner un scrutin en misant sur les clivages et les inquiétudes, autant un maire doit rassembler s'il a vraiment le souci de sa ville qui, comme le disent justement les juristes, est d'abord 'une collectivité locale'."

Jean-Michel Bretonnier pour La Voix du Nord : "François Hollande peut-il, comme ses prédécesseurs, nier l'avertissement, faire la sourde oreille, et ne rien changer ? On en doute. Si la sanction du pouvoir est traditionnelle lors des scrutins intermédiaires ces dernières décennies, le contexte, lui, a changé. (...) François Hollande est pris dans un étau, entre une politique de redressement qu'il juge nécessaire et un électorat de gauche qui la juge de droite."


 
Ouest-France  

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