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Mulsanne. Beaux échanges au ciné café de la rentrée... |
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Martial Le Roy, Bernadette Lacoudre, Odile Huet et Sophie Léger. © Le Maine Libre
Dimanche, le ciné café a fait sa rentrée avec la projection du film « Différente » suivie d’échanges avec trois invitées : Bernadette Lacoudre, présidente d’Éclaircie Autisme Sarthe, Odile Huet, animatrice de GEM (Groupe d’Entraide Mutuel) Les Colibris et Sophie Huet, diagnostiquée autiste.
Le film « Différente » est le quatrième long-métrage de Lola Doillon, dix ans après son troisième film.  Cette réalisatrice a toujours raconté une histoire d’amour et quand on lui a demandé un travail sur l’autisme, elle a voulu concilier les deux. Elle s’est lancée dans de longues recherches et de réflexions pour écrire cette histoireÂ
, raconte en introduction Martial Le Roy, projectionniste de Cinéambul.
 Comment fait-on quand on s’aime pour vivre une histoire d’amour quand on ne rentre pas dans les codes de cette société ?Â
, questionne le professionnel du cinéma pour lancer le débat.
Les personnes invitées ont expliqué leur quotidien.  Nous soutenons les parents de personnes atteintes de troubles autistiquesÂ
, explique Bernadette Lacoudre.  Ce film, qui parle de l’autisme au féminin, est important car souvent on ne parlait de l’autisme que pour les hommes. La reconnaissance de l’autisme au féminin est très récente. On ne pensait pas que les femmes étaient autistes car elles s’adaptent souvent et cela pouvait passer inaperçu. Mais, à force de s’adapter, c’est le burn-out et c’est ce dernier qui entraîne l’autisme.Â
C’est le cas de Sophie Léger.  J’ai été diagnostiqué tardivement. J’ai fait un burn-out en 2020 et ai été diagnostiquée autiste seulement en 2022. Je me retrouve dans ce film. Je suis maintenant en invalidité 2 et reconnue handicapée (RQTH), je suis un MAC dans un monde de PC. Je ne renie pas mon passé personnel et professionnel mais maintenant j’arrête de me sur-adapter, je suis très active dans les missions, la formation et le bénévolat.Â
Ce ciné café permet d’apprendre, de comprendre et d’échanger sur des sujets parfois inconnus du grand public, d’où l’intérêt de ces rencontres.