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Montmirail. La minutie d’un chirurgien... |
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Marina utilise des anciens outils, ici une presse. © Le Maine Libre
« Lorsque l’on travaille sur un livre, il y a un premier temps d’observation car le livre est complexe, il faut prendre le temps de l’observer et, peu à peu, se familiariser avec lui, comprendre sa composition, voir les moindres détails, les restaurations qu’il demande », explique la spécialiste qui exerce un métier d’art aux multiples compétences, mais non reconnu par la classification des métiers de restauration.
« Le papier est devenu plus fragile »
Elle précise : « Cette étude est obligatoire pour faire le constat de l’état et des dégradations. Avec l’apparition des rotatives en 1850, le papier a changé de composition et est devenu plus fragile ». L’acte ainsi lui permet de s’approprier l’objet en découvrant comment il a été fabriqué mais aussi d’avoir un rôle pédagogique envers les clients, bibliophiles, collectionneurs ou simples particuliers également.
Son choix des matériaux et les techniques de restauration dépendent de ce diagnostic précisément et du montant de ses prestations.
Cuir, carton, tissu
Ensuite, viennent le temps de la ou des réparations. Il lui faut les connaissances d’un chimiste avec des produits pour nettoyer les couvertures en fonction de leur composition : le cuir, le carton ou encore le tissu.
Sa minutie et sa précision égalent celle d’un chirurgien, elle opère en toute liberté et sans faire d’impair anachronique : « Je dois respecter l’histoire du livre et les volontés de ses propriétaires qui ont un fort attachement affectif à leurs livres ». L’agilité de ses mains devient alors la mémoire de son très beau métier. À transmettre, assurément !
« Scribe des bois ateliers ». Marina Villenave. Contacts : 06 44 08 16 27 ou atelier.scribedesbois@gmail.com