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Mézières-sur-Ponthouin. Les écoliers ont déjà les yeux rivés sur Paris... |
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Recherche dans les livres, sur ordinateur : les monuments parisiens sont passés au crible. © OUEST-FRANCE
À Mézières-sur-Ponthouin, la rentrée est toujours extraordinaire. Cette année, les 58 élèves ont commencé à travailler sur le grand projet de l’année : leur séjour à Paris !
Ce jeudi, jour de rentrée, on n’a pas ouvert les cartables à l’école Fernand-Vivet de Mézières-sur-Ponthouin. Les 58 élèves de CE2, CM1 et CM2 avaient autre chose en tête : relever « le défi » lancé par leurs trois enseignants : présenter ce soir à leurs parents, les résultats de leurs recherches sur les monuments de Paris. Paris, où ils séjourneront, si tout va bien, une semaine en juin.
Ce voyage à la capitale est organisé tous les trois ans. Ainsi, chaque élève de Courcemont (l’autre village du Sivos, où sont les enfants de la maternelle au CE1) et Mézières est assuré de s’y rendre pendant sa scolarité. « Ce n’est pas rien pour des enfants d’un petit village rural », apprécie Marie-Adeline Moitié, la maîtresse des CM1-CM2.

Ce jeudi, cahiers et agendas sont restés dans les cartables. L’heure est à la recherche. OUEST-FRANCE
Vu l’enthousiasme au démarrage, à la fin de l’année, ils vont être drôlement calés sur Versailles, l’opéra Garnier, les Invalides, Notre-Dame, sans oublier le Stade de France ! Car le projet Paris va être le fil rouge de l’année. Mathias Bouvier, le nouveau Dasen qui faisait là sa première sortie officielle, applaudit. « C’est un beau projet qui permet de travailler l’histoire, la culture, les arts ». À travers diverses actions, l’école finance une partie du séjour. Les parents participent et la mairie complète.

Le village s’est mis au diapason de la rentrée en plantant des crayons géants. OUEST-FRANCE
« Ça nous coûte 23 000 € ! » dit fièrement Guy Cosme, le maire, bien conscient du trésor inestimable que représente l’école pour son village de 750 habitants. « Sans école, pas de vie. Alors, quand nos enseignants ont besoin de quelque chose, on le fait, dans la mesure de nos moyens ». Les principaux intéressés ne se font pas prier pour confirmer cette heureuse collaboration. Tous les trois habitent dans le coin et forment « une équipe soudée » depuis plus de treize ans.
Pour maintenir sa population et son école, Mézières construit « un nouveau lotissement tous les sept ans. À 20 000 € le terrain de 700 m² et à 25 minutes du Mans, ça attire ».
Ce matin, pour la rentrée, les parents étaient « quasiment tous là , et en couple. Beaucoup prennent même une journée de congé pour cela ».