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Mézières-sur-Ponthouin. Ils travaillent pour se faire de l’argent de poche... |
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Mitsu, Manon, Florine, Siméo et Maxime ont travaillé pendant une semaine pour restaurer un abri de bus, le transformer en centre d’information pour les jeunes et gagner un peu d’argent de poche. © Ouest-France
Pendant une semaine, Mitsu, Manon, Florine, Siméo et Maxime ont restauré un abri de bus. La commune les a rémunérés à hauteur de 15 € par jour.
L’idée de gagner de l’argent pour autofinancer les projets du Skouad’ (espace jeunesse) n’est pas nouvelle. Les Marollais connaissent bien ces jeunes, mobilisés pour devenir autonomes dans leurs sorties. Ils ont déjà lavé des voitures ou encore vendu du jus de pommes et des crêpes sur le marché hebdomadaire.
« L’idée du projet argent de poche a pris naissance au constat des animateurs et des envies des jeunes qui fréquentent le Skouad'. Pour certains qui viennent depuis quelques années, notre fonctionnement d’autofinancement ne correspond plus trop à leurs attentes, ils souhaitent gagner de l’argent pour eux et non pour les sorties ou projets du Centre d’animation social communautaire pour adultes et enfants (Cascade) », explique Anne-Sophie Fourmy, responsable du secteur enfance jeunesse.
Un projet, plusieurs objectifs
L’équipe d’animation a donc réfléchi et le projet argent de poche en partenariat avec la Caisse d’allocations familiales (CAF) semblait correspondre à ce désir. L’idée est simple : une commune a des travaux et souhaite faire participer les jeunes à ce projet. Des élus ou bénévoles les accompagnent tout au long du projet. Les volontaires travaillent cinq matinées avec une rémunération de 15 € par jour et par personne. « On vise plusieurs objectifs : l’échange de savoir- faire entre élus et jeunes, le partage d’expériences, ainsi que l’autonomie et le sens de responsabilité. »
Fort de ce constat, ils sollicitent toutes les communes des environs. Seule Mézières-sur-Ponthouin a répondu favorablement. Après une première rencontre avec les élus Laurent Houdayer, Martine Legros et Didier Leroy, l’équipe affine le projet et le propose aux jeunes. « Nous avons été victimes de notre succès : une dizaine a répondu positivement », sourit Anne-Sophie Fourmy.
Les volontaires ont tous rédigé des lettres de motivation et passé des petits entretiens d’embauche avec les élus locaux afin d’évaluer leurs compétences et leur motivation. C’est ainsi que Mitsu, Manon, Florine, Siméo et Maxime ont pu restaurer un ancien abri de bus délabré et le transformer en centre d’information pour les jeunes du village. « Un grand merci à Guy Cosme, maire, et ses élus pour leur investissement et leur gentillesse. Nous avons beaucoup appris et le résultat de notre travail est super », s’accordent les cinq jeunes.