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Mézeray. La commune rend hommage aux déportés... |
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Colette Leloup, 12 ans à l’époque (à g.), a assisté à la cérémonie. © Le Maine Libre
Le 4 juillet 1943, le bombardier américain B17 « The Mugger » s’écrasait dans le bois de Montabon, à Noyen-sur-Sarthe. Avec 118 autres appareils, il se dirigeait vers Le Mans afin de bombarder une usine travaillant pour l’aviation ennemie.
Sur les huit membres de l’équipage, deux sont tués : les lieutenants O’Connor et Peterson.
Parmi ceux qui sautent en parachute, le sergent Koenig touche terre près de la Sarthe et réussit à rejoindre Le Mans puis Paris avant de retrouver l’Angleterre.
Le lieutenant Halioris, lui, est repéré pour la première fois à Malicorne près de la ferme de l’Auberdière. En se rapprochant de Mézeray il s’arrête au Mortray chez les Houlbert où on soulage ses mains brûlées puis trouve refuge à La Tremblay, chez André et Marie-Louise Mahuet. Leur fille Colette, 12 ans à l’époque, lui procure des vêtements civils et un vélo. Mais il est fait prisonnier à Courcelles-la-Forêt. Il finira la guerre en Pologne, libéré en 1945 par l’Armée Rouge.
Toutes les personnes de Mézeray qui lui apportent de l’aide, de près ou de loin, seront arrêtées par les Allemands : André Mahuet est mort en déportation le 25 avril 1944 à Natzweiler-Struthof ; Norbert David, employé chez Mme Houlbert, déporté à Gross-Rosen puis Dachau ; Marie-Louise Mahuet et Émilienne Houlbert déportées à Ravensbrück.
Une cérémonie commémorative a eu lieu à Mézeray en présence du maire Hervé Fontaineau, des descendants de Norbert David et d’Émilienne Houlbert, des enfants et petits-enfants du lieutenant Halioris, du fils du sergent Koenig et de sa femme.
Une plaque a été dévoilée au pied du monument aux morts avec ces quatre noms : Norbert David, Émilienne Houlbert, André et Marie-Louise Mahuet.