|
Mayet. « À Aubigné nous faisons les finitions »... |
Rand’Aune et Loir, l’association des marcheurs de Mayet, est organisée en différentes commissions. L’une d’entre elles est dirigée par Étienne Delobel. Elle s’occupe de l’entretien des chemins.
Le Maine Libre : Combien de sentiers avez-vous balisés ?
Étienne Delobel : « Nous avons balisé vers 2012 environ 326 km dans les communes de l’ancien canton. Pour vous donner une idée du temps que cela prend, nous faisions 5 km en une matinée. Pour baliser la totalité des sentiers, il a fallu plusieurs mois. Pour mettre en place cette signalétique, il y a tout à faire. Nous devions planter les poteaux, fixer les plaquettes et apposer les numérotations. Toutes les communes ont une numérotation qui leur est propre. Par exemple aujourd’hui nous sommes à Aubigné-Racan. Les circuits sont intitulés A1 ou A2 etc. À l’époque nous étions une dizaine tous les jeudis matin ».
Comment avez-vous financé les investissements nécessaires ?
« À l’époque l’association Rand’Aune et Loir n’était pas structurée comme aujourd’hui. Nous n’avions pas de trésorerie et l’association était gérée par un président et un trésorier. L’arrêt de l’office du tourisme de Mayet a été une opportunité pour nous. Nous avons bénéficié du transfert des capitaux de cette structure. Cela représentait environ 5 000 €. Ceci nous a permis d’acheter des poteaux en bois et des plaquettes. Nous avons également créé la première mouture des topo fiches que nous avons renouvelées il y a quatre ans. »
Qui doit entretenir les sentiers balisés ?
« Le nettoyage des sentiers et l’achat de nouvelles plaquettes sont à la charge des communes. Nous, nous passons là où le gros matériel ne peut pas passer. La mairie d’Aubigné-Racan a défriché le plus gros et nous faisons les finitions sur l’ancienne voie de chemin de fer du circuit A5 de 18 km. Le balisage d’une commune peut être fait ou contrôlé par le comité départemental si la commune ne peut pas le faire. Dans ce cas-là il faut prévoir une facturation au kilomètre. »