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Mamers. Une soirée d’initiation au self-défense... |
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De droite à gauche : l’adjudante Céline Lamelet, Bruno Clément, Anne Lecèvre, Daniel Chevalier, Véronique Noël, Anne Beauchef, Francis Places et Virginie Andry ouvrent la séance. © Le Maine Libre
Mardi dernier, la salle des fêtes de Mamers a accueilli l’équipe du club Watekan et de nombreux représentants institutionnels engagés contre les violences faites aux femmes : Anne Beauchef, conseillère régionale, Véronique Noël, déléguée départementale aux droits des femmes et à l’égalité, le maire Frédéric Beauchef, l’adjointe Virginie Andry, ainsi que l’adjudante Céline Lamelet, référente violences intrafamiliales à la gendarmerie.
Francis Places, père d’Éléonore, scolarisée à Mamers, jeune femme assassinée par son compagnon en 2022, était également présent.
L’importance de la prévention
Fondateur du club et maire de Juigné-sur-Sarthe, Daniel Chevalier a rappelé l’importance de la prévention. Il est très difficile de sortir du mécanisme de l’emprise une fois qu’il s’installe
, souligne-t-il. L’adjudante Lamelet partage ce constat, décrivant des agresseurs qui isolent progressivement leurs victimes derrière une façade de “mec génial”
.
Francis Places, engagé dans la sensibilisation, ajoute : Il faut détecter en amont. Tous les voyants étaient au rouge, mais rien n’a été fait. C’est un combat pour ma fille, mais aussi pour toutes les femmes.
Dans un second temps, l’équipe Watekan a proposé une initiation au self-défense. Daniel Chevalier a expliqué les principes de base : Lors d’une agression, la sidération peut bloquer toute réaction. Il faut réussir à se canaliser, adopter une attitude qui ne soit pas celle d’une victime et réveiller nos réflexes naturels de défense.
Pas de technique complexe
Après plusieurs démonstrations, les participants ont appris des gestes simples et accessibles.
Anne Lecèvre, membre du club, a rappelé l’esprit de Watekan : Il n’existe pas de solution miracle. Chaque situation est différente, mais il faut agir. Nous privilégions des réflexes pratiques plutôt que des techniques complexes. Par exemple, nous n’apprenons pas à combattre quelqu’un armé d’un couteau, mais à mettre un objet entre soi et l’agresseur. Même bien entraînés, nous ne pouvons pas tout prévoir, mais il ne faut jamais laisser faire.