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Loup d’Intermarché accusé de promouvoir un message trompeur : le régulateur s’est penché sur la plainte d’une ONG... |
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Une affiche avec le message « Intermarché vous souhaite de joyeuses fêtes » et l’image du Loup à la caisse d’un supermarché Intermarché à Valence, dans le département de la Drôme, dans le sud-est de la France, le 21 décembre 2025. © NICOLAS GUYONNET / AFP
Fin décembre, l’association de défense des océans Bloom avait attaqué en justice la fameuse publicité de Noël d’Intermarché sur le loup « mal aimé », accusant l’enseigne de donner un message trompeur sur le végétarisme et de promouvoir la pêche. Dans un avis encore provisoire, le jury de déontologie publicitaire estime que la campagne est plutôt conforme aux consignes.
Le loup d’Intermarché n’aurait rien fait de mal. Le jury de déontologie publicitaire (JDP) a rendu un avis provisoire fin février 2026 après la plainte de l’ONG Bloom contre la publicité de Noël racontant l’histoire d’un loup « mal aimé » prêt à changer son alimentation pour se faire des amis. Le régulateur estime que la campagne a respecté plusieurs consignes et ne serait donc pas trompeuse, rapporte LSA .
Dans sa plainte déposée le 22 décembre 2025, l’ONG de défense des océans dénonçait une publicité « trompeuse » qui entretenait une « confusion délétère entre végétarisme et consommation de poisson ». L’association accusait également Intermarché d'« invisibiliser le statut des poissons en tant qu’animaux sensibles ».
Un avis définitif bientôt rendu public
Bloom rappelait aussi qu’Intermarché possède sa propre flotte de pêche et pratique notamment le chalutage en eaux profondes, « la méthode de pêche la plus destructrice d’entre toutes, à échelle industrielle », cite Le HuffPost . L’ONG reprochait ainsi au groupe de grande distribution de faire indirectement la promotion des produits issus de la pêche pour son propre bénéfice.
Mais le JDP considérerait que la publicité ne promeut aucun régime alimentaire spécifique et ne comporte pas d’allégation environnementale. La campagne d’Intermarché est ainsi conforme aux consignes « Développement durable » et « Enfant » ainsi qu’aux principes de véracité, de transparence et de responsabilité sociale, a indiqué l’une des parties à LSA. Il ne s’agit pas, à ce stade, d’un avis définitif et les motivations ne sont pas encore publiques, a tenu à préciser le régulateur auprès de LSA jeudi.
Pour rappel, la campagne d’Intermarché avait déjà reçu un avis favorable sans réserve de l’Autorité de régulation professionnelle de la publicité (ARPP) en amont de sa diffusion. Bloom a désormais 15 jours pour saisir le réviseur si l’association souhaite poursuivre sa plainte.