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Les mystères les plus anciens de la base navale de Toulon révélés par des fouilles archéologiques... |
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Des fouilles archéologiques de l’INRAP se sont déroulées sur la base navale de Toulon (Var) en vue de l’installation du porte-avions nouvelle génération (PA-Ng). Photo d’illustration. © Planet_fox / Pixabay
Le premier port militaire d’Europe continue de dévoiler ses secrets. À Toulon (Var), des fouilles sont menées en amont de l’installation du porte-avions nouvelle génération (PA-Ng) de la marine nationale.
Toulon (Var) abrite le premier port militaire d’Europe. Un porte-avions nouvelle génération (PA-Ng) de la marine nationale y prendra place d’ici 2035. En amont de ce chantier, des fouilles sont menées dans le port par l’Institut national de recherches archéologiques préventives (INRAP). Le 7 novembre 2025, il a publié en ligne un rapport des premiers résultats obtenus, a repéré Nice-Matin .
Des bâtiments, du mobilier…
Sur l’ancienne île Milhaud, « les vestiges les plus anciens témoignent d’une occupation précoce, autour du IIe siècle av. J.-C », révèle l’INRAP. Des bâtiments occupant des milliers de mètres carrés pourraient avoir regroupé des habitations, mais aussi des activités professionnelles : artisanat, pêche, commerce… Elles sont datées « entre le IIe siècle av. J.-C. et le IIe siècle ap. J.-C. au moins ».
Du mobilier en nombre aurait été découvert, comprenant des assemblages de céramiques et des monnaies. Ces découvertes laissent penser que les lieux participaient « aux flux commerciaux méditerranéens, marqués ici par la présence importante de produits en provenance d’Italie du sud », peut-on lire dans le rapport. L’INRAP étudie également la possible installation d’un atelier monétaire sur place.
De nouvelles fouilles
Des recherches sur des vestiges beaucoup plus modernes sont menées, notamment sur un des plus vieux édifices de l’arsenal : une poudrière du XVIIe siècle située sur l’île Milhaud. Un quai qui servait à accueillir les bateaux et les ravitailler en munitions a été mis au jour. Des archéologues plongeurs ont dû prendre le relais.
Le secteur n’a pas encore dévoilé tous ses secrets. De nouvelles découvertes pourraient encore être réalisées et permettre d’en apprendre plus sur le secteur et son histoire. D’autant que d’autres fouilles doivent être menées par le Département des recherches archéologiques subaquatiques et sous-marines (Drassm), notamment sur le plan d’eau de la petite rade.