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Les grands travaux se poursuivent au château de Sillé-le-Guillaume... |
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La plupart des entreprises intervenant dans la rénovation du logis sont de la région de Sillé-le-Guillaume. © Ouest-France.
À Sillé-le-Guillaume (Sarthe), les travaux de restauration du château se poursuivent. D’ici la fin du printemps, le logis aura retrouvé son aspect du XVIIe siècle.
Une charpente entièrement en chêne, des ardoises aussi épaisses que des huîtres, des pierres de taille, des cheneaux et des clous en cuivre : sur les hauteurs du château de Sillé-le-Guillaume, les artisans travaillent pour le prochain siècle.
Ce vendredi 31 janvier, Gérard Galpin, le maire de la commune, a convié les principaux financeurs à une visite du chantier de restauration du logis. Les représentants de l’État, des conseils régional et départemental, de la Fondation du patrimoine, ont emprunté l’escalier de l’échafaudage et pris de la hauteur pour découvrir un chantier XXL commencé fin 2023. Désormais, le temps est compté : Gérard Galpin aimerait en effet que l’immense bâche coiffant le toit ait disparu le 11 avril, date à laquelle le Région Pays de la Loire tour traversera la commune. L’épreuve cycliste, retransmise sur L’Équipe 21, proposera des images prises d’hélicoptère.
Des prénoms sur les chevilles d’assemblage
À l’issue de cette première phrase de travaux, estimée à 2,3 millions €, la façade du logis aura retrouvé l’aspect qu’elle avait au XVIIe siècle. Les restaurateurs se sont appuyés sur une archive en possession de la commune. Avant la pose de la charpente, les écoliers ont chacun affûté une cheville d’assemblage et chacun a inscrit son prénom dessus. Quant aux élèves du collège Saint-Coeur de Marie, ils ont sélectionné des articles de journaux qui seront dissimulés dans les assemblages. Rendez-vous donc à la prochaine dépose dans une centaine d’années.
À la fin du printemps, le chantier devrait être terminé. La commune pourra dès lors préparer la seconde phase de restauration. Une opération d’ampleur elle aussi qui concernera des salles d’exposition et l’ajout probable d’un pont-levis. Il faudra composer avec des sources historiques limitées sur la barbacane puisqu’en 1915, un incendie a ravagé la charpente alors que la mairie occupait les lieux.