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Les cerises sarthoises de Mickaël Guy prêtes pour l’été... |
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Les cerisiers de Mickaël Guy, plantés il y a huit ans, donnent à plein. © yanne Boloh
À Vaas, dans le sud de la Sarthe, Mickaël Guy a planté 33 ares de cerisiers, il y a huit ans, pour diversifier sa production. Ces fruits gourmands ont bien trouvé leur place.
À Vaas (Sarthe), la récolte des cerises de Mickael Guy a commencé un peu plus tard cette année, en raison de la météo compliquée du printemps. Mais ses cinq ou six tonnes de cerises de bouche trouveront preneurs en Sarthe.
Bien à l’abri sous ses bâches anti-pluie, pour éviter que les fruits n’explosent, et ses filets anti-drosophiles, pour les protéger des mouches sans utiliser de produits de traitement, les 33 ares de cerisiers devraient donner une production identique aux cinq dernières années.
« Envie d’essayer
autre chose »
« Mon père avait déjà envie de planter des cerisiers, partant du principe que la zone de production historique de l’Orléanais n’est pas si différente de notre région, raconte l’arboriculteur. Il y a huit ans, j’avais envie d’essayer autre chose et je me suis lancé avec cinq variétés, pour faciliter le travail des abeilles qui mélangent les pollens, ce qui facilite leur accrochage, et donc la production des fruits. Mais aussi pour étaler un peu la récolte, qui se déroule normalement entre mi-juin et mi-juillet », raconte l’arboriculteur de 45 ans.
Il représente la troisième génération sur l’exploitation, dont les surfaces se distribuent entre Vaas, Lavernat et Chenu. Il s’est installé il y a dix-neuf ans, d’abord en succession de son père, avec son ancien associé, puis seul, depuis 2020. Des 30 hectares initiaux, il arrive désormais à 70 hectares, majoritairement de pommiers, car il a pu, en 2021, reprendre l’exploitation d’un collègue. La culture des cerisiers diffère de celle des pommiers, avec un cycle bien plus court. Si les deux productions fleurissent en avril, les fruits des premiers sont mûrs en juin/juillet, alors que la récolte de pommes s’étale de mi-août à mi-novembre.
« J’appartiens à l’organisation de producteurs Fruits du Loir, qui assure la commercialisation de ma douzaine de variétés de pommes, qui vont de la plus précoce, la Reine de reinette, à la plus tardive, la Chanteclerc, en passant par la Swing, la variété qui appartient uniquement à notre groupement. »
Pour les cerises, il assure le tri et l’emballage, puis la vente de ses fruits gourmands, qui signent toujours l’arrivée de l’été. On les trouve dans des grandes surfaces comme à Château-du-Loir, au Lude ou à Luceau, ou chez le grossiste Le petit potager, qui les distribue notamment sur les tables des écoles, des collèges et des lycées sarthois. « C’est important que les jeunes, qui sont nos consommateurs de demain, apprennent à apprécier les fruits », insiste Mickael Guy.
Il envisage d’ores et déjà d’augmenter sa production et de remplacer une parcelle de deux hectares de pommiers vieillissants par des cerisiers. « Nous devrions les planter fin 2025, pour une première récolte dès 2028. »