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Les boulangers réclament le droit de travailler le 1er mai... |
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Le 1er mai, les artisans boulangers peuvent travailler, mais pas leurs salariés. © Archives Le Courrier de l’Ouest – Marie DELAGE
La fédération de la boulangerie-pâtisserie de la Sarthe s’inquiète, après la condamnation de boulangeries vendéennes qui avaient ouvert le 1er mai 2024. Elle réclame le droit de travailler en ce jour férié.
Le 1er mai,  on a le droit d’ouvrir mais le travail des salariés et apprentis est interdit dans les entreprises non essentiellesÂ
, regrette Rudy Formosa, président de la fédération de la boulangerie-pâtisserie de la Sarthe. Jusqu’à présent,  une autorisation ministérielle de 1986Â
permettait aux boulangers de recevoir leurs clients. Mais plusieurs boulangeries vendéennes ont été « sanctionnées par l’inspection du travail »
pour avoir ouvert le 1er mai 2024.
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Rudy Formosa précise que ces boulangers ont été condamnés à un rappel à la loi.  Ils ont fait appel.
Les avocats de la confédération leur ont conseillé de ne pas accepter le jugement.Â
Les commerces risquent  750 € par salariéÂ
, selon Rudy Formosa.
« Les boulangeries de rond-point pourront ouvrir »
 Les boulangers ont du mal à comprendre pourquoi ils étaient ess
entiels pendant la crise du Covid et pas le reste du tempsÂ
, ajoute-t-il. L’interdiction du travail le 1 er mai ne s’applique pas  aux hôpitaux, aux Ehpad, aux métiers de la restauration.
Les boulangeries de rond-point, dont l’activité est définie par le code de la restauration, pourront ouvrirÂ
, s’agace le président de la fédération de la boulangerie-pâtisserie de la Sarthe, évoquant une  concurrence déloyaleÂ
.
La Sarthe compte plus de 230Â boulangeries, contre 300 Â il y a six, sept ansÂ
. Cette fermeture des boulangeries le 1er mai représente une perte d’activité, déplore Rudy Formosa, et une perte de revenu pour les salariés, selon lui, volontaires.  Déjà que le moral est au plus bas avec les taxes sur les emballages, la hausse des coûts de l’énergie et des matières premières, le manque de personnel qualifié, si en plus on leur dit de fermer…Â