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Législatives. Le député Jean-Carles Grelier se questionne avant de repartir... |
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Jean-Carles Grelier, le député de la 5e circonscription de la Sarthe. © Archives Ouest-France
Surpris par la dissolution, le député Renaissance de la 5e circonscription de la Sarthe, se donne le temps de la réflexion pour savoir s’il se représente.
« Je me donne le temps de la réflexion. » Dimanche soir, Jean-Carles Grelier a préféré ne pas prendre la parole pour commenter les résultats des Européennes et encore moins la décision du président Emmanuel Macron de dissoudre l’Assemblée nationale où il siège désormais depuis 2017. Élu à l’époque sous la bannière Les Républicains, il a pris ses distances avec son parti en 2019 et clairement fait un choix en 2022. « Les Républicains n’arrivaient pas à trancher entre Macron et Le Pen. Moi, j’ai fait un choix et ce ne sera jamais Le Pen. »
Désormais au sein du groupe Renaissance, le député Sarthois a « toujours lutté contre les idées extrêmes de tous bords » et depuis de longue date « contre celles du FN et du RN ». Et ce n’est pas aujourd’hui alors que « nous sommes sur une ligne de crête politique », qu’il va changer d’avis.
« Coup de massue »
Pour autant, dans la journée de lundi, Jean-Carles Grelier a souhaité prendre du recul avant de décider s’il candidatait. « Je veux que ma candidature ait du sens. L’enjeu est tel que, face à ce coup de massue, il faut bien peser les choses. Ce vote RN n’est pas un épiphénomène mais un mouvement de fond. Donc, il faut une candidature qui rassemble tous ceux qui s’opposent à l’arrivée du RN à Matignon. »
Pour prendre sa décision, Jean-Carles Grelier a sondé son entourage, les maires et élus de son territoire, ses amis. Il devrait annoncer « assez rapidement son choix ». S’il repart, une chose est certaine, il le fera avec Anne Beauchef comme suppléante. Comme en 2022.