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Le Service médical de proximité du Mans limite les nouveaux patients... |
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Les patients qui n’ont pas de pathologies lourdes sont invités à se rendre au cabinet médical de télémédecine. © Photo archives Le Maine Libre
Face à une demande toujours plus croissante, le centre médical de proximité Parc de Tessé, au Mans, ne peut plus accepter tous les nouveaux patients et se concentre sur les pathologies les plus lourdes.
Ce mardi 27 février 2024 lorsqu’elle a appelé pour la première fois le service médical de proximité (SMP) pour prendre rendez-vous, Alice, Mancelle, était confiante. Situé avenue Paderborn au Mans, ce cabinet de médecins qui a ouvert il y a deux ans est réservé aux patients sans médecin traitant déclaré.
Hélas, comme désormais la plupart des cabinets, les nouveaux patients sont acceptés au compte-gouttes.  Nous avons désormais une file active de 6 000 patients. Nous ne pouvons pas dire oui à tout le monde, cela occasionnerait des délais d’attente de six mois, cela n’aurait aucun sensÂ
, explique le Dr Véronique Jaguelin, la coordinatrice.  On accepte les nouveaux patients qui ont des pathologies lourdes, les maladies chroniques et les affections longue durée.Â
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« Ce n’est pas simple et cela va encore durer »
Quid des autres patients ?  Nous leur conseillons de se rendre au cabinet médical de télémédecine situé dans la maison de santé Rougemont, près de l’université, où ils seront assistés par un infirmier, notamment pour manipuler les outils.Â
Quand cela est possible. Les enfants de moins de trois ans, les patients muets ou qui ne parlent pas français, les douleurs abdominales et thoraciques ou encore les pathologies gynécologiques sont orientés vers le 116 117.
Le service médical de proximité fonctionne grâce à des médecins pour la plupart retraités, ou des professionnels encore en exercice qui libèrent des demi-journées. Ils sont 17 à exercer à temps partiel.  Aujourd’hui, nous avons des délais raisonnables, aux alentours de trois semaines, et nous conservons bien sûr des créneaux d’urgence pour les patients dont nous sommes le médecin traitant.Â
Consciente de la détresse de Sarthois n’arrivant pas à trouver de médecin, Véronique Jaguelin explique que le SMP fait  comme il peut. Ce n’est pas simple et cela va encore durer car des départs à la retraite de médecins sont encore prévus.Â