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Le recours du candidat battu d’une voix rejeté... |
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L’élection de Patrick Desmazieres n’a pas été invalidée. © OUEST-FRANCE
À Champagné, l’élection avait été remportée de 2 voix par Patrick Desmazières. Son challenger Erwan Cochet avait posé un recours mais n’a pas obtenu gain de cause.
Le maire de Champagné (Sarthe) Patrick Desmazieres, a senti le souffle du boulet : il avait remporté l’élection municipale dans sa commune avec 2 voix d’avance, soit 781 voix pour lui contre 779 à son challenger, Erwan Cochet. Ce dernier avait fait appel des résultats en posant un recours en annulation.
Mais le tribunal administratif de Nantes n’est pas allé dans le sens d’Erwan Cochet, qui faisait état entre autres arguments « d’irrégularités dans le déroulement du scrutin ». C’est donc Patrick Desmazières qui conserve le siège du maire reconquis en 2020, qu’il avait perdu en 2014.
« Mauvais roman de gare »
Le rapporteur public, a écarté les « manipulations de personnes vulnérables », et la « méconnaissance du secret du vote » qui étaient pointées par Erwan Cochet. « On sombre parfois dans le mauvais roman de gare », a commenté le magistrat, dont l’avis guide la décision des juges. Il a tout de même proposé d’écarter un bulletin favorable au vainqueur. Son porteur avait émargé à un bureau et glissé son bulletin dans l’urne d’un autre. « Il restera une voix d’écart », a-t-il conclu, proposant le rejet de la requête, décision finale du tribunal officialisée vendredi.