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Le radar à 110 km/h disjoncte : « Mon collègue a été flashé à 60, et mon beau-frère à 95 »... |
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Un radar de chantier au flash "compulsif" surprend les automobilistes, à Cranves-Sales (Haute-Savoie). © Photo d’illustration : SIPA
Les crépitements compulsifs d’un radar de chantier installé à Cranves-Sales (Haute-Savoie), ont surpris de nombreux automobilistes. Pendant plusieurs jours, l’automate – mal réglé ou défectueux – a flashé des voitures qui roulaient pourtant en deçà de la vitesse limitée à 110 km/h.
Les radars de chantiers sont de petites cabines mobiles qui contrôlent temporairement la vitesse sur le bord des routes. Ils tirent leur nom de leur emplacement, souvent en amont ou en aval de zones de travaux.
« Je n’ai jamais dépassé la limite autorisée »
Depuis quelques jours, l’un de ces modèles fait beaucoup parler à Cranves-Sales (Haute-Savoie), rapporte Le Messager. Ce radar ne tourne visiblement pas très rond : censé flasher les véhicules dépassant les 110 km/h, il se déclenche de façon intempestive et sanctionne à tout-va. Est-il défectueux ou a-t-il été mal paramétré ? Personne ne semble en mesure de répondre pour le moment. Ce qui est établi en revanche, c’est que la liste des mécontents s’allonge. Les témoignages d’automobilistes injustement flashés affluent. Nos confrères ont lancé un appel à témoins sur Facebook, les réactions ne se sont pas faîtes attendre.
Christèle a été flashée dimanche dernier. Son mari, sur le siège passager, trouvait qu’elle « se traînait » et l’a invité à aller un peu plus vite. « Au même moment, je me fais flasher alors que je circulais à 82 km/h… », assure-t-elle. Même punition pour Amélie, dont la voiture a été photographiée deux fois en deux jours : « La première fois à 100 km/h, la seconde à 80 km/h… ». « Mon collègue a été flashé à 60, et mon beau-frère à 95 », ajoute-t-elle. Adrien témoigne : « Mercredi 19 novembre, vers 7 h 20, j’ai été flashé alors que je roulais à 100 km/h sur une portion limitée à 110 km/h. Ma vitesse était contrôlée par mon compteur, le régulateur (et même mon GPS), et je n’ai jamais dépassé la limite autorisée ». Victime lui aussi de ce radar fou, Frédéric espère que « le bug soit identifié et nous évite à tous de devoir réaliser des contestations ».
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Pour l’heure, tous ces automobilistes n’ont d’autre solution que de passer par la voie classique de contestation de l’amende. À réception du ou des PV, il leur faudra engager une procédure en ligne, sur le site de l’Agence nationale du traitement automatisé des infractions (Antai).