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Le plan local d’urbanisme intercommunal présenté à la population de Villeneuve-en-Perseigne... |
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Devant Gérard Lurçon, vice-président de la Communauté urbaine d’Alençon (à droite), André Trottet s’est exprimé sur l’élaboration et la mise en application du PLUi. © Ouest-France
Les élus et la population du territoire, étaient conviés, mardi 15 octobre 2024, à la salle polyvalente de la commune déléguée de La Fresnaye-sur-Chédouet, à la présentation et mise en place du Plan local d’urbanisme intercommunal (PLUi). Une trentaine de personnes ont fait le déplacement.
Gérard Lurçon, vice-président de la communauté urbaine d’Alençon (Orne), en charge de l’urbanisme ; André Trottet, maire de Villeneuve-en-Perseigne (Sarthe), accompagnés de Nathalie Lurson, adjointe au directeur départemental de l’aménagement et développement, ont présenté la mise en place du Plan local d’urbanisme intercommunal (PLUI).
« Nous avons voulu ce temps de rencontre et d’échanges pour vous expliquer les règles d’urbanisme du PLUi, et comment vous accompagner dans vos démarches et sécuriser vos investissements, explique Nathalie Lurson. Un document de référence pour les autorisations d’urbanisme : zones urbaines, zones à urbaniser, zones agricoles et zones naturelles et forestières. »
La superficie constructible réduite de moitié
Il succède à trois PLU locaux des communes déléguées de Villeneuve-en-Perseigne : « Nous avons travaillé deux ans et demi à l’élaboration de ce PLUi, avec un point particulier pour nous qui sommes une commune de bocage, qui compte 700 km linéaires de haies à préserver, explique André Trottet. Nous avons anticipé sur les demandes de destruction de haies avec la mise en place d’autorisation à l’arrachage et établir un contrôle et sanctions applicables. »
La difficulté majeure de ce PLUi est qu’on nous a beaucoup réduits la superficie constructible, de l’ordre de 50 %. C’est une difficulté à nous faire entendre que nous avons rencontré avec les diverses institutions partenaires ».
Le PLUi mis en place s’insère pour une durée de dix à quinze ans, « et c’est à nous d’utiliser le potentiel et valoriser au mieux notre territoire, ce qui donne une perspective différente du passé ».
« Une forte demande locative »
Un PLUI qui a ses travers sur le plan de l’habitat, et que n’a pas manqué de souligner André Trottet. « Aujourd’hui, nous sommes sollicités pour des constructions neuves. Mais, en raison de cette restriction à la construction et de la conjoncture économique actuelle, il est difficile pour des familles de mettre en place leurs projets. Les constructions individuelles sont à l’arrêt et je n’ai jamais connu cela. » L’élu regrette que pour les jeunes en milieu rural, la municipalité ne dispose pas de leviers pour envisager des projets de construction. « Nous avons une forte demande locative avec un décalage par rapport aux villes, et nous sommes démunis pour l’apport démographique et sauvegarder nos écoles. »
Service autorisation d’urbanisme, tél. 02 33 32 41 53.