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Le nouveau parti Renaissance en ordre de marche, avec Stéphane Séjourné à sa tête... |
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Renaissance, le nouveau parti présidentiel, est né samedi soir au Louvre, à Paris. © AFP
Né de la fusion d’En marche, d’Agir et de Territoires de progrès, le parti a été porté sur les fonts baptismaux, samedi 17 septembre, au Louvre. À sa tête : Stéphane Séjourné, 37 ans, très proche d’Emmanuel Macron.
Un lieu symbolique, le Louvre, là où il y a cinq ans, Emmanuel Macron prononça son premier discours de Président. Des militants nombreux, jeunes et plus anciens, se pressant autour du podium tout en longueur, façon défilé de mode, multipliant les selfies avec les ministres, Gabriel Attal en tête. Élisabeth Borne acclamée, Édouard Philippe ovationné (adoubé ?) à leur entrée…
C’était soirée de liesse, samedi 17 septembre 2022 à Paris. Renaissance est né. Le parti de la majorité a été porté sur les fonts baptismaux, l’ensemble de l’exécutif – ou presque – en rangs serrés. Absent excusé, mais présent en vidéo, le chef de l’État y a donné la feuille de route du nouveau mouvement, né de la fusion d’En marche, d’Agir et de Territoires de progrès, avec le MoDem et Horizons comme voisins bienveillants, mais vigilants. Un seul mot d’ordre : le dépassement politique.
« Le temps n’est plus aux divisions stériles. Sans l’unité, les extrêmes l’emporteront. Les Français ne veulent pas savoir si telle ou telle mesure prise est de droite ou bien de gauche. Ils veulent savoir si elle est efficace pour le pays », a martelé Emmanuel Macron. Un appel, évidemment approuvé et relayé par la Première ministre. « Je crois aux résultats, pas aux étiquettes. La logique des clans mine la politique. Nous serons toujours audacieux. Face au gros temps, un parti solide est indispensable. Renaissance le sera. »
Un chef, treize lieutenants
Au cœur de ces tempêtes qui se succèdent (guerre en Ukraine ; crises énergétique, climatique, démocratique…), la majorité se dote d’un nouveau capitaine à la barre de Renaissance. Son nom : Stéphane Séjourné, 37 ans, un très proche du chef de l’État, à la tête du groupe Renew Europe, à Bruxelles et à Strasbourg. Sa boussole ? Soutenir un gouvernement français « de progrès, face à des oppositions jouant sur les blocages. »
Pour tenir le cap, offrir une assise territoriale au parti, le secrétaire général de Renaissance s’est entouré d’une équipe de treize lieutenants (dont Bruno Le Maire et Gérald Darmanin) qu’il va devoir fédérer, faire œuvrer ensemble. Stéphane Séjourné aura aussi, rapidement, une autre mission à remplir : préparer la succession d’Emmanuel Macron en 2027. Pas simple, à l’heure où déjà des ambitions se dessinent, du côté de Bercy, de la place Beauvau et du Havre…