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Le Mans. Un sculpteur de motos boardtrackers à découvrir au Festival 72... |
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Le Sarthois devant la réplique d’un moteur Indian (à gauche) et celle d’un moteur Harley-Davidson (à droite) © Le Maine Libre
Le Festival 72 du Mans tiendra sa première édition du 9 au 11 juillet au parc des expositions du Mans. Ce festival créé par l’ancien directeur de l’American Tours festival mêlera musique rock, mécanique, tatouages et poker. Et vous pourrez notamment y retrouver le Sarthois Gilbert Andrieu, 58 ans, et ses répliques de boardtrackers.
L’histoire part d’un simple pari avec son frère, juste l’idée de reproduire une moto sympa
. Gilbert Andrieu découvre à l’occasion d’un salon les boardtrackers, ce type si particulier de motos, exposées par le sculpteur ornais Xavier Parent. La catégorie est créée au début du XXe siècle avec pour objectif de battre tous les records de vitesse possibles. Sur des anneaux en bois, inspirés des vélodromes cyclistes, ces auriges des temps modernes ont suscité un des engouements les plus forts dans l’histoire des États-Unis autour d’une compétition sportive. Elle aurait même migré jusqu’en Sarthe, selon Gilbert Andrieu, grâce au motoriste De Dion.
Mais la localisation de la piste qui aurait été construite entre Le Mans et La Flèche demeure inconnue aujourd’hui. Se prenant alors d’une passion dévorante pour ces motos qu’il vous transmettra certainement si vous visitez son stand lors du Festival 72 au Mans, Gilbert part de la taille des roues et projette une photo avec son vidéoprojecteur pour se faire un plan. Il crée sa première réplique de boardtrackers Harley-Davidson en bois, il y a deux ans. La réussite et la qualité de cette première version lui permettent d’obtenir un véritable modèle en prêt, pendant un mois, pour prendre de meilleures mesures. Il se tourne ensuite vers le géant de l’époque, Indian Motorsport, pour ses nouvelles répliques. Il est alors contacté par la succursale française qui lui achète certaines œuvres pour les exposer ou les revendre ensuite.
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« Le but, c’est juste de faire de beaux objets ! »
Aujourd’hui, ses sculptures, et notamment les pièces de moteur, sont faites en résine avant d’être peintes. Chaque modèle lui prend environ un mois et demi à réaliser, dans son garage à Marigné-Laillé. Et quand on lui demande pourquoi elles ne roulent pas, il rappelle que ces engins étaient des motos sans freins, sans embrayage et sans suspensions . Elles ne seraient tout simplement pas pilotables aujourd’hui ! Le but pour lui est juste de faire de beaux objets
, qu’il s’agisse de motos complètes, ou simplement de moteurs, pour ceux qui ont moins de place
. De ces « beaux objets » et de cette passion, il en a désormais fait sa seule occupation, lui qui auparavant rénovait des maisons. Et il est visiblement le seul au monde à créer complètement des répliques de ces modèles, exception faite de la selle et des pneus.
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Vous pourrez le retrouver du 9 au 11 juillet au Festival 72 du Mans, dans le hall D du festival dans l’espace moto. Et avec un peu de chance, vous pourrez peut-être même recevoir un accueil festif de son chien nommé… Harley.