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Le Mans. Rentrée des étudiants : « On a appris à se connaître sur les réseaux sociaux »... |
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Juliette, Camille et Hugo ont fait connaissance via les réseaux sociaux lorsque l’université est restée fermée. © Le Maine Libre
Étudiants en deuxième année de licence, ils ont vécu une grosse partie de leur première année universitaire sans se voir à cause de l’épidémie de Covid-19. Leur souhait pour cette année 2021 ? « Qu’elle soit normale. »
Tu sais où elle est la salle toi ?
Non aucune idée. On aurait dû prendre un plan.
Ce lundi matin 13 septembre 2021, devant l’UFR de Lettres, les étudiants en première année avaient un peu de mal à se diriger. Le campus avait des allures de labyrinthe pour ces jeunes bacheliers qui effectuaient leur rentrée universitaire.
Dans les rangs des L2 (deuxième année de licence), c’était aussi pour certains un peu l’inconnue. L’année dernière, ils ont peu goûté à la vie en amphi, l’université ayant longtemps fermé en raison de la crise sanitaire liée au Covid-19. J’ai appelé Camille ce matin pour savoir où était la salle, à part pour les partiels de janvier, c’est la première fois que je mets les pieds à la fac
, explique Juliette. Camille est une amie, rencontrée via les réseaux sociaux pendant les cours à distance. Elles sont toutes les deux en histoire et ne se quittent plus. Tout comme Hugo qui les accompagne.
Le premier confinement, le trio l’a plutôt bien vécu. C’était nouveau, il faisait beau, ça s’est bien passé
. Mais quand l’annonce du deuxième est tombée, à l’automne 2020, cela a été plus difficile. On n’avait pas de visibilité, on ne savait pas quand tout ça allait se terminer
. Très vite, la promotion L2 d’histoire a créé un groupe sur Snapchat. C’était systématique, à chaque fois qu’un cours commençait, on se connectait aussi au groupe. On avait besoin de se soutenir et de parler comme on le ferait discrètement lors d’un cours en présentiel
, observe Hugo.
Des amitiés se sont créées
Rapidement, des sous-groupes se sont créés sur Snap, Insta ou Discorde. On a appris à se connaître à ce moment-là . Le jour on parlait des cours, le soir de tout autre chose, ça nous a permis de sortir la tête de l’eau. Quand tu passes ton temps chez toi, tu n’as plus de cassure, plus de pause entre les cours et les révisions. Tu ne fais que ça
, témoigne Juliette.
+ «On espère tous une rentrée normale »
Le jour des partiels, en janvier, c’était bizarre. On était devenus meilleurs amis sans se voir autrement qu’à travers un écran. Là on se voyait pour de vrai
.
Si Juliette a choisi de continuer comme beaucoup d’autres camarades sa première année en distanciel pour des raisons pratiques ( J’habite Alençon, ça m’a permis d’économiser un loyer et de l’essence
), Hugo et Camille ont préféré retourner à l’université. Je voulais retrouver un rythme, me lever le matin, aller en cours, rentrer, retrouver un lien social et une ambiance de classe
, explique Camille. C’était plutôt cocasse
, se souvient Hugo. On s’est retrouvé à seulement 6-7 en CM (cours magistraux), avec parfois un prof qui ne venait pas et dont le visage apparaissait sur grand écran. Ça nous a soudés, ce petit groupe d’amis est resté
.
[#Rentrée]
— Le Mans Université (@LeMansUniv) September 9, 2021
??Enfin, nos étudiants sont de retour sur nos campus du Mans et de Laval !
Bonne rentrée à toutes et tous : rendez-vous sur notre page dédiée à la rentrée ?? https://t.co/HUyBBoV79L pic.twitter.com/impLmiGw7s
En ce jour de rentrée, Juliette, Hugo et Camille ont découvert des visages de leur promo qu’ils n’avaient encore jamais vus. Ma vraie première année de fac, j’ai l’impression que c’est cette année
, glisse Juliette. On va retrouver des examens en présentiel, sans cours pour nous aider, mais aussi sans bug informatique. Avoir un rythme de travail, de vraies pauses.
Et des sorties
, lance Hugo, précisant : On a juste envie d’une année normale
.