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Le Mans. Moins de financement, plus de précarisation, l’Université en grève

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photo fac en arrêt mais fac vivante à le mans université, hier. © le maine libre – yvon loué 4

Fac en arrêt mais fac vivante à Le Mans université, hier. © Le Maine Libre – Yvon LOUÉ

À l’appel d’une coordination nationale Facs et labos en lutte, la majorité des enseignants et des laboratoires de l’université du Mans est en grève ce jeudi 5 mars. Ils dénoncent les propositions de la Loi de programmation pluriannuelle pour la recherche qui précarisent la profession.

À l’appel de la coordination nationale Facs et labos en lutte, invitant, ce jeudi 5 mars, les universités et la recherche à s’arrêter, les enseignants-chercheurs grévistes de Le Mans Université ont organisé une matinée fac vivante avec débats et ateliers pour expliquer les raisons de leur colère : ils dénoncent les propositions du projet de Loi de programmation pluriannuelle pour la recherche qui engendreront plus de précarité et moins de financements pérennes. À 14 heures, ils ont pris part à la manifestation contre la réforme des retraites. La coordination nationale Facs et labos en lutte exige le retrait du texte et un plan massif de titularisation et de création d’emplois statutaires. Le projet de loi tend en effet à diminuer les emplois publics au profit d’emplois précaires en créant différents types de contrats. Des CDI de projets pouvant durer 6, 9 ans ou plus, soit le temps de la mission, a indiqué le Président de la République lors des 80 ans du CNRS. La mise en place d’un contrat de chaire d’excellence junior, d’une durée de 7 ans, fait également grincer les dents. Tout cela tend à repousser la titularisation des jeunes chercheurs qui est déjà tardive, vers 34 ans, observe Charlotte Saverna, doctorante en 3e année au laboratoire d’acoustique de l’université du Mans. Pour l’Institut des molécules et matériaux du Mans (IMMM), il est urgent de redévelopper l’emploi scientifique statutaire à hauteur de plusieurs milliers d’emplois de recherche et d’appui à la recherche par an au cours des prochaines années, en plus du remplacement de l’ensemble des départs permanents. Autre inquiétude des chercheurs, le financement des laboratoires qui s’articule aujourd’hui à part à peu près égales : des fonds publics fixes et d’autres provenant d’appels à projets financés notamment par des entreprises et l’Agence nationale de recherche, explique Charlotte Saverna. Or, le projet de loi prévoit de diminuer les financements fixes au profit des appels à projet. Remplir ces dossiers est chronophage, cela peut prendre plusieurs semaines, et se fera au détriment du temps passer dans nos labos et devant nos étudiants, prédit la jeune doctorante qui soulève également un problème de neutralité dans la mesure où ce sont des entreprises qui financent les projets. De son côté, le Département d’anglais y voit une menace à la liberté des chercheurs. Et pour permettre une recherche libre, indépendante et créative, il n’y a pas d’autres solutions que d’augmenter fortement les crédits de base (publics, NDLR) des laboratoires »,estime l’IMMM. Cette journée de grève était soutenue par la présidence qui partage le refus exprimé par les communautés scientifiques. Non seulement le projet de loi aggraverait la précarisation de tous les personnels, peut-on lire dans une motion votée le 20 février dernier par le conseil d’administration de l’université du Mans mais cela accentuera la mise en concurrence des structures et des individus, aggravant les fractures au sein des établissements de l’enseignement supérieur et de la recherche, la fracture territoriale et la désertification scientifique qu’elles alimentent. Les appels à projets ont toujours favorisé les grandes universités déjà bien servies, rappelle Rachid El Guerjouma, président de Le Mans Université. 8 milliards d’euros ont ainsi été distribués dans le cadre d’un appel à projet d’initiatives d’excellence et répartis dans une quinzaine d’universités telles Paris, Lyon, Grenoble, Bordeaux, Toulouse ou encore Strasbourg… au détriment de toutes les autres. L’objectif du gouvernement est que ces universités se retrouvent en bonne position dans les classements internationaux, poursuit le président. Avec pour conséquences de rendre moins attractives nos universités.

 
Maine Libre  

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