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Le Mans. Les travailleurs de la restauration événementielle se sentent « oubliés »... |
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Guillaume Vachet réclame le même traitement que celui qui a été accordé aux intermittents du spectacle. © Photo personnelle
Les travailleurs de la restauration événementielle, qui ne travaillent plus depuis plus de trois mois, veulent se faire entendre. Ils organisent une action le mardi 23 juin 2020 au Mans, devant le circuit des 24 Heures. Une initiative de Guillaume Vachet, chef de brigade au Mans.
« Le Maine Libre » : Que demandez-vous à l’État ?
Guillaume Vachet : « On ne demande pas énormément de choses, juste ce qu’ont obtenu les intermittents du spectacle, à savoir le report de nos droits à l’assurance chômage jusqu’à ce qu’on reprenne notre travail. Ça fait plus de trois mois qu’on ne travaille plus du tout, on va bientôt arriver à zéro ! Les cafés et restaurants ont pu rouvrir, mais les grands événements sont annulés et les entreprises hésitent à organiser leurs assemblées générales, déjeuners ou cocktails. On se sent oubliés. »
Pourquoi êtes-vous oubliés ?
« On se pose la question, peut-être qu’on est trop discrets. On travaille pour le compte du Ministère des finances, à Matignon, on doit être discrets dans notre travail, c’est peut-être pour ça qu’on nous oublie. Mais il ne faut pas oublier les métiers de l’ombre. »
L’action prévue mardi devant l’entrée du circuit des 24 Heures, c’est un symbole ?
« Oui. Le circuit des 24 Heures, au niveau national et même international, ça parle. Et ça draine énormément de personnes de notre métier. Moi, pendant la semaine des 24 Heures, je fournis près de 300 personnes sur le circuit. Au total, pendant une semaine, il doit y avoir entre 4000 et 5 000 personnes qui travaillent comme maître d’hôtel, cuisinier, serveur, hôtesse, concierge, etc. »
Sur quels autres événements travaillez-vous habituellement en cette saison ?
« Je devais faire le tournoi de Roland-Garros, Le Mans Classic, la Biennale des antiquaires à Paris… »